Photos des compositeurs Yitzhak YEDID, Yotam HABER, Keiko DEVAUX

Concert gala des Prix Azrieli de musique 2020

Jeudi
22
octobre 2020
20h00

En ligne

En direct de la Salle Bourgie, découvrez en première mondiale les oeuvres de la lauréate Keiko Devaux et des lauréats Yotam Haber et Yitzhak Yedid. Laissez-vous également transporter par la pièce Dissidence de Pierre Mercure dans un arrangement pour le NEM de Jonathan Monro. Un voyage au coeur de la nouvelle musique juive et canadienne, et une magnifique façon de célébrer l’excellence de la composition musicale!

Le Concert gala aura lieu à la Salle Bourgie et sa captation audiovisuelle sera réalisée par le partenaire de la Fondation Azrieli, Prodcan Inc. Le concert pourra être visionné gratuitement à domicile sur Medici TV ou sur la page Facebook des Prix Azrieli de musique.

Cheffe

Lorraine Vaillancourt

Artiste(s) invité(s)
,
mezzo-soprano
,
soprano

« Le prestige des Prix Azrieli de musique, ici et à l’international, attire les plus belles plumes de la composition musicale d’aujourd’hui. Ces prix favorisent la découverte, la création, l’interprétation, et célèbrent les musiques juives et canadiennes dans toutes leurs diversités. »
- Normand Forget, directeur artistique

Programme

Yitzhak Yedid (
1971
,

Israël

), Kashosh Kadosh and Cursed ,
pour 14 instrumentistes
- création
Yitzhak Yedid (
1971
,

Israël

), Kashosh Kadosh and Cursed ,
pour 14 instrumentistes
Yitzhak Yedid (
1971
,

Israël

), Kashosh Kadosh and Cursed ,
pour 14 instrumentistes
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Photo de Yitzhak Yedid
©Omri Barel

Lauréat du Prix Azrieli pour la musique juive en 2020

Récipiendaire de nombreux prix, Né à Jérusalem, Yitzhak Yedid marie la musique de ses ancêtres juifs d’origines syrienne et irakienne à la musique savante occidentale. Adoptant une approche éclectique, multiculturelle et hautement personnelle, il combine le jazz et les chants sacrés de la tradition juive à des techniques européennes classiques et d’avant-garde. En alliant ces éléments à son expérience de pianiste improvisateur, il a créé une nouvelle forme de musique juive qui est à la fois expressive, éclectique et séduisante. Yedid a étudié le piano à l’Académie de musique et de danse de Jérusalem, pour ensuite poursuivre ses études au New England Conservatory et obtenir son doctorat de l’Université Monash, à Melbourne. Il enseigne actuellement la composition et le piano au Queensland Conservatorium de l’Université Griffith, à Brisbane.

Kashosh Kadosh and Cursed

Yitzhak Yedid a composé Kadosh Kadosh and Cursed, une oeuvre en vingt tableaux, ou scènes musicales, qui font le pont entre des approches très variées de la composition, issues de traditions musicales distantes, voire opposées. Comme le souligne Yedid, « S’inscrivant dans une démarche entreprise il y a plus d’une décennie, cette composition vise à accroître les ressources esthétiques de la musique savante occidentale en y intégrant des éléments issus de la musique juive sépharade. Mon intérêt pour les textures, qui découle des micro-intonations des mélodies juives, m’a mené à créer des textures vocales multicouches et à intégrer les bakkashot et les piyyoutim de la musique sépharade au son des harmonies texturales, afin de conjurer une atmosphère étrange et surréelle. »

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Photo de Yitzhak Yedid
©Omri Barel

Lauréat du Prix Azrieli pour la musique juive en 2020

Récipiendaire de nombreux prix, Né à Jérusalem, Yitzhak Yedid marie la musique de ses ancêtres juifs d’origines syrienne et irakienne à la musique savante occidentale. Adoptant une approche éclectique, multiculturelle et hautement personnelle, il combine le jazz et les chants sacrés de la tradition juive à des techniques européennes classiques et d’avant-garde. En alliant ces éléments à son expérience de pianiste improvisateur, il a créé une nouvelle forme de musique juive qui est à la fois expressive, éclectique et séduisante. Yedid a étudié le piano à l’Académie de musique et de danse de Jérusalem, pour ensuite poursuivre ses études au New England Conservatory et obtenir son doctorat de l’Université Monash, à Melbourne. Il enseigne actuellement la composition et le piano au Queensland Conservatorium de l’Université Griffith, à Brisbane.

Kashosh Kadosh and Cursed

Yitzhak Yedid a composé Kadosh Kadosh and Cursed, une oeuvre en vingt tableaux, ou scènes musicales, qui font le pont entre des approches très variées de la composition, issues de traditions musicales distantes, voire opposées. Comme le souligne Yedid, « S’inscrivant dans une démarche entreprise il y a plus d’une décennie, cette composition vise à accroître les ressources esthétiques de la musique savante occidentale en y intégrant des éléments issus de la musique juive sépharade. Mon intérêt pour les textures, qui découle des micro-intonations des mélodies juives, m’a mené à créer des textures vocales multicouches et à intégrer les bakkashot et les piyyoutim de la musique sépharade au son des harmonies texturales, afin de conjurer une atmosphère étrange et surréelle. »

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Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), (
Jonathan Monro (1955, Canada)
)Dissidence ,
pour soprano solo et 14 instrumentistes
- première mondiale
Pierre Mercure (
1927
-
1966
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MontréalQC
Canada

), (
Jonathan Monro (1955, Canada)
)Dissidence ,
pour soprano solo et 14 instrumentistes
Pierre Mercure (
1927
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1966
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MontréalQC
Canada

), (
Jonathan Monro (1955, Canada)
)Dissidence ,
pour soprano solo et 14 instrumentistes
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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

Dissidence

Mouvements

I. Les lions jaunes
II. Psaume
III. Le cri de joie

Le compositeur canadien Jonathan Monro a créé un arrangement inédit de Dissidence, le cycle de mélodies de son compatriote Pierre Mercure, pour le NEM et la soprano Sharon Azrieli. Ces trois mélodies font partie de la Cantate pour une Joie (1955), une œuvre majeure de Mercure, qui met en musique des poèmes de Gabriel Charpentier exprimant le bonheur dans la foi auquel aspire l’humain.

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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

Dissidence

Mouvements

I. Les lions jaunes
II. Psaume
III. Le cri de joie

Le compositeur canadien Jonathan Monro a créé un arrangement inédit de Dissidence, le cycle de mélodies de son compatriote Pierre Mercure, pour le NEM et la soprano Sharon Azrieli. Ces trois mélodies font partie de la Cantate pour une Joie (1955), une œuvre majeure de Mercure, qui met en musique des poèmes de Gabriel Charpentier exprimant le bonheur dans la foi auquel aspire l’humain.

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Keiko Devaux (
1982
,

Canada

), Arras ,
pour 14 instrumentistes
- création
Keiko Devaux (
1982
,

Canada

), Arras ,
pour 14 instrumentistes
Keiko Devaux (
1982
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Canada

), Arras ,
pour 14 instrumentistes
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Photo de Keiko Devaux
©Caroline Desilets

Première lauréate de la Commande Azrieli de musique canadienne

Établie à Montréal, Keiko Devaux compose des œuvres pour divers ensembles et collabore avec des chorégraphes et des cinéastes. Ses compositions visent à traduire des expériences en musique par le biais de l’interprétation de formes et de motifs extramusicaux. Elle détient une maîtrise en composition instrumentale de l’Université de Montréal et termine actuellement un doctorat en composition sous la direction d’Ana Sokolović et de Pierre Michaud. Elle est lauréate de nombreux prix et distinctions, y compris le Prix Jan V. Matejcek (2019) de la Fondation SOCAN, ainsi que les prix du public et du jury de l’édition 2017 du Concours Accès Arkea. De 2016 à 2018, elle a été compositrice en résidence au Nouvel Ensemble Moderne.

Arras

Selon Keiko Devaux, « la musique canadienne est définie par les voix de ceux et celles qui vivent ici; compte tenu de l’identité dynamique et plurielle de ce pays, [notre musique] est une tapisserie dans laquelle se retrouve l’influence de nombreuses traditions et histoires interreliées. Ces souvenirs sonores collectifs que nous avons préservés, partagés, diffusés et célébrés ensemble constituent pour moi ce qui définit le son canadien. » Sa composition primée, Arras, se veut le reflet de son double héritage français et canado-japonais.

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Photo de Keiko Devaux
©Caroline Desilets

Première lauréate de la Commande Azrieli de musique canadienne

Établie à Montréal, Keiko Devaux compose des œuvres pour divers ensembles et collabore avec des chorégraphes et des cinéastes. Ses compositions visent à traduire des expériences en musique par le biais de l’interprétation de formes et de motifs extramusicaux. Elle détient une maîtrise en composition instrumentale de l’Université de Montréal et termine actuellement un doctorat en composition sous la direction d’Ana Sokolović et de Pierre Michaud. Elle est lauréate de nombreux prix et distinctions, y compris le Prix Jan V. Matejcek (2019) de la Fondation SOCAN, ainsi que les prix du public et du jury de l’édition 2017 du Concours Accès Arkea. De 2016 à 2018, elle a été compositrice en résidence au Nouvel Ensemble Moderne.

Arras

Selon Keiko Devaux, « la musique canadienne est définie par les voix de ceux et celles qui vivent ici; compte tenu de l’identité dynamique et plurielle de ce pays, [notre musique] est une tapisserie dans laquelle se retrouve l’influence de nombreuses traditions et histoires interreliées. Ces souvenirs sonores collectifs que nous avons préservés, partagés, diffusés et célébrés ensemble constituent pour moi ce qui définit le son canadien. » Sa composition primée, Arras, se veut le reflet de son double héritage français et canado-japonais.

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Yotam Haber (
1976
,

Pays-Bas

), Estro poetico armonico III ,
pour mezzo-soprano solo, 15 instrumentistes et bande
- création
Yotam Haber (
1976
,

Pays-Bas

), Estro poetico armonico III ,
pour mezzo-soprano solo, 15 instrumentistes et bande
Yotam Haber (
1976
,

Pays-Bas

), Estro poetico armonico III ,
pour mezzo-soprano solo, 15 instrumentistes et bande
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Photo de Yotam Haber
©Brian Tarnowski

Lauréat de la Commande Azrieli de musique juive 2020

Yotam Haber est né aux Pays-Bas et a grandi en Israël, au Nigeria ainsi qu’à Milwaukee. Il est lauréat de nombreux prix, résidences et commandes prestigieux, et ses compositions sont fréquemment jouées par les plus importants ensembles de nouvelle musique du monde. Haber est professeur agrégé au Conservatoire de l’Université de Missouri-Kansas City et directeur artistique émérite de MATA, l’organisation sans but lucratif créée par Philip Glass qui, depuis 1996, commande et présente de nouvelles œuvres de jeunes compositeurs des quatre coins du monde.

Estro poetico armonico III

Mouvements

I. The Meal (Eliahu) | Tzur Mishelo Achalnu
II. Wanted to Elaborate… (Shabtai) | Ahot Ktanah
III. Night Prayer (Eliahu) | Havdallah
IV. Abraham Becomes Human (Bernstein) | Chad Gadya
V. Song of the Righteous (Bar-Kohav) | Kol Biru’ei

Yotam Haber, a composé Estro poetico - armonico III pour mezzo-soprano solo, orchestre de chambre et matériel audio préenregistré. Pour Haber, cette œuvre s’inscrit dans une exploration continue de l’héritage musical de la communauté juive de Rome. « En tant que compositeur de souche israélienne, explique-t-il, je me penche depuis plusieurs années sur les manières d’explorer mon passé tout en portant un regard sur mon avenir. Mon objectif était de composer une œuvre basée sur des textes de poètes israéliens contemporains chantés par une mezzo-soprano, et d’y marier – ou d’y opposer – des cantillations traditionnelles et des textes liturgiques tirés des enregistrements réalisés par Leo Levi, lesquels sont pratiquement toujours récités par des hommes. »

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Photo de Yotam Haber
©Brian Tarnowski

Lauréat de la Commande Azrieli de musique juive 2020

Yotam Haber est né aux Pays-Bas et a grandi en Israël, au Nigeria ainsi qu’à Milwaukee. Il est lauréat de nombreux prix, résidences et commandes prestigieux, et ses compositions sont fréquemment jouées par les plus importants ensembles de nouvelle musique du monde. Haber est professeur agrégé au Conservatoire de l’Université de Missouri-Kansas City et directeur artistique émérite de MATA, l’organisation sans but lucratif créée par Philip Glass qui, depuis 1996, commande et présente de nouvelles œuvres de jeunes compositeurs des quatre coins du monde.

Estro poetico armonico III

Mouvements

I. The Meal (Eliahu) | Tzur Mishelo Achalnu
II. Wanted to Elaborate… (Shabtai) | Ahot Ktanah
III. Night Prayer (Eliahu) | Havdallah
IV. Abraham Becomes Human (Bernstein) | Chad Gadya
V. Song of the Righteous (Bar-Kohav) | Kol Biru’ei

Yotam Haber, a composé Estro poetico - armonico III pour mezzo-soprano solo, orchestre de chambre et matériel audio préenregistré. Pour Haber, cette œuvre s’inscrit dans une exploration continue de l’héritage musical de la communauté juive de Rome. « En tant que compositeur de souche israélienne, explique-t-il, je me penche depuis plusieurs années sur les manières d’explorer mon passé tout en portant un regard sur mon avenir. Mon objectif était de composer une œuvre basée sur des textes de poètes israéliens contemporains chantés par une mezzo-soprano, et d’y marier – ou d’y opposer – des cantillations traditionnelles et des textes liturgiques tirés des enregistrements réalisés par Leo Levi, lesquels sont pratiquement toujours récités par des hommes. »

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Date et lieu

Jeudi
22
octobre 2020
20h00

Tarifs

Général
Gratuit (en ligne)

Billetterie

Pas de billetterie pour cet événement

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