Hommage à Pierre Mercure

Samedi
22
août 2026
13h00

Parvis du Lac-aux-Castors

La Ville de Montréal, la Salle Bourgie et le Nouvel Ensemble Moderne présentent Hommage à Pierre Mercure, un événement soulignant à la fois le centenaire de la naissance du compositeur et le 150e anniversaire du parc du Mont-Royal.

En prélude au Festival Pierre-Mercure, qui sera présenté cet hiver à la Salle Bourgie, le public pourra entendre H₂O per Severino de Pierre Mercure, interprétée par un quatuor de flûtistes du NEM : Marie-Hélène Breault, Geneviève Déraspe, Marilène Provencher-Leduc et Jeffrey Stonehouse. La musicologue Claudine Caron présentera l’œuvre et la démarche du compositeur.

L’événement se poursuivra avec la projection du court métrage La forme des choses (ONF, 1965), réalisé par Jacques Giraldeau, dans le pavillon du Lac-aux-Castors. Dont Mercure a signé la trame sonore, ce film porte sur le Symposium international de sculpture de 1964 et met notamment en valeur les sculptures de la clairière du parc du Mont-Royal.

Interprète(s)
Marie-Hélène Breault
,
flûte
Geneviève Déraspe
,
flûte
Marilène Provencher-Leduc
,
flûte
Jeffrey Stonehouse
,
flûte

Programme

Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), H2O per Severino (
1965
)
Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), H2O per Severino (
1965
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Pierre Mercure (
1927
-
1966
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MontréalQC
Canada

), H2O per Severino (
1965
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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

H2O per Severino

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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

H2O per Severino

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Date et lieu

Samedi
22
août 2026
13h00

Parvis du Lac-aux-Castors

Parc du Mont-Royal
2000, chemin Remembrance
Montréal QC H3H 1X2
Canada

Tarifs

Gratuit