Musiciens sur scène

RÉSIDENCE D’AUTOMNE

Résidence du 15 au 17 novembre 2020

Abbaye d’Oka

Trois jours d’exploration et de création au cœur de l’Abbaye d’Oka, c’est l’invitation qui avait été lancée aux musiciennes et musiciens du NEM en cette fin novembre, et à laquelle toutes et tous ont répondu présent. Accompagnant les premiers flocons de la saison, l’Ensemble, sous la direction de Lorraine Vaillancourt et l'œil attentif de Normand Forget, a laissé libre court à son talent pour faire vivre et vibrer des œuvres musicales uniques. 

Jour 1 : expérimentation des esquisses du compositeur en résidence Joshua Bucchi, en vue de la création de son œuvre. 

Jour 2 : jeter les bases de la nouvelle pièce de Sandeep Bhagwati où les musiciennes et les musiciens, répartis en 5 équipes dans l’espace du chœur, jouent, improvisent et se dirigent mutuellement. 

Jour 3 : jouer des orchestrations du 3e Quatuor de Chostakovitch (dans une transcription de Barshai), et des “Quatre Derniers Lieders” de Strauss, retranscrit par Olivier Larue, en compagnie de la soprano Stéphanie Lessard.

Cheffe

Lorraine Vaillancourt

Artiste(s) invité(s)
Joshua Bucchi
,
compositeur
Oliver Larue
,
compositeur
Stéphanie Lessard
,
soprano

“La maison abbatiale nous accueille
En ses murs de lumières baignées. Musiquons!
Des notes rythmées gisent sur la feuille,
Des rires dans l’écho magnifié. Résonnons!”
-Normand Forget, directeur artistique

Programme

Joshua Bucchi (
1982
,

Canada

), Disasters by themselves (
2020
-
2021
),
pour 17 instruments
Joshua Bucchi (
1982
,

Canada

), Disasters by themselves (
2020
-
2021
),
pour 17 instruments
Joshua Bucchi (
1982
,

Canada

), Disasters by themselves (
2020
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2021
),
pour 17 instruments
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Disasters by themselves

On ne sait pas vraiment comment on s’est senti cette fois-ci.
On ne sortait pas, d’abord là-bas, puis ici aussi.
C’était le printemps, ensuite l’été, et l’automne, et l’hiver, et le printemps, mais il faisait pas toujours beau.
Et c’était partout pareil,
Et ça s’appelait pareil partout (sauf peut-être pour un changement d’article ou de particule par-ci par-là),
Et c’était pour tout le monde. Avec mes trois éternels t-shirts Marvels
Mon esprit ressemblait à une affiche lacérée de Jacques Villeglé
Et je ne me souviens pas très clairement,
Je ne me souviens pas vraiment de ce que j’ai pu faire « en cette période »
Pendant un an et demi, pendant neuf mois, pendant un instant…


…, cycle de l’eau, Satan, l’orchestration, Christopher Hitchens, le cancer (encore et toujours), Jaco, la forêt, Oddua et Yemaya, S+7 et Google translate, tonton Joe qui lui n’a jamais vécu au Québec (voir ci-dessus) et que je n’ai pas connu, les élections, Zappa… Autant de couches superposées qui se déchirent en lambeaux dans un processus de production finalement assez auto-ethnographique. J’aime pas ça et pourtant c’est la deuxième fois ! Une fois pour un mort, et deux fois pour des petites vivantes. La basse, mon instrument de torture, bien plus que le prétexte prévu initialement, initie tout ça justement. Pas étonnant qu’il y ait autant de quartes. Ainsi la bande n’est pas montée elle est jouée… à la basse.
Et c’est la flûte, jamais apprise, mais fantasmée, qui écrit. La « vraie » musique arriverait presque par ici, hors d’un magma saturé, puis elle se métastase dans la boucle jusqu’à s’arracher de l’intérieur. Enfin ça s’écrase et se disperse comme l’écume, dans ce qui aurait pu être le début mais n’est pourtant plus du tout comme avant. L’écriture d’abord recomposée se redéchire.

Nous avons tous vécu de petits désastres tous seuls, chacun le sien comme son petit trésor. On y trouve du sens, mais c’est jamais le même de l’un à l’autre, et on est rarement capable de l’expliquer vraiment.

- Joshua Bucchi, mars 2021

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On
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Disasters by themselves

On ne sait pas vraiment comment on s’est senti cette fois-ci.
On ne sortait pas, d’abord là-bas, puis ici aussi.
C’était le printemps, ensuite l’été, et l’automne, et l’hiver, et le printemps, mais il faisait pas toujours beau.
Et c’était partout pareil,
Et ça s’appelait pareil partout (sauf peut-être pour un changement d’article ou de particule par-ci par-là),
Et c’était pour tout le monde. Avec mes trois éternels t-shirts Marvels
Mon esprit ressemblait à une affiche lacérée de Jacques Villeglé
Et je ne me souviens pas très clairement,
Je ne me souviens pas vraiment de ce que j’ai pu faire « en cette période »
Pendant un an et demi, pendant neuf mois, pendant un instant…


…, cycle de l’eau, Satan, l’orchestration, Christopher Hitchens, le cancer (encore et toujours), Jaco, la forêt, Oddua et Yemaya, S+7 et Google translate, tonton Joe qui lui n’a jamais vécu au Québec (voir ci-dessus) et que je n’ai pas connu, les élections, Zappa… Autant de couches superposées qui se déchirent en lambeaux dans un processus de production finalement assez auto-ethnographique. J’aime pas ça et pourtant c’est la deuxième fois ! Une fois pour un mort, et deux fois pour des petites vivantes. La basse, mon instrument de torture, bien plus que le prétexte prévu initialement, initie tout ça justement. Pas étonnant qu’il y ait autant de quartes. Ainsi la bande n’est pas montée elle est jouée… à la basse.
Et c’est la flûte, jamais apprise, mais fantasmée, qui écrit. La « vraie » musique arriverait presque par ici, hors d’un magma saturé, puis elle se métastase dans la boucle jusqu’à s’arracher de l’intérieur. Enfin ça s’écrase et se disperse comme l’écume, dans ce qui aurait pu être le début mais n’est pourtant plus du tout comme avant. L’écriture d’abord recomposée se redéchire.

Nous avons tous vécu de petits désastres tous seuls, chacun le sien comme son petit trésor. On y trouve du sens, mais c’est jamais le même de l’un à l’autre, et on est rarement capable de l’expliquer vraiment.

- Joshua Bucchi, mars 2021

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Sandeep Bhagwati (
1963
,

Inde

,

Allemagne

), Sans titre ,
pour 15 instrumentistes
Sandeep Bhagwati (
1963
,

Inde

,

Allemagne

), Sans titre ,
pour 15 instrumentistes
Sandeep Bhagwati (
1963
,

Inde

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Allemagne

), Sans titre ,
pour 15 instrumentistes
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Sans titre

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Sans titre

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Dimitri Chostakovitch , (
Rudolph Barshai
)Symphonie de chambre op.73a (d’après le 3e quatuor) ,
pour 10 instrumentistes
Dimitri Chostakovitch , (
Rudolph Barshai
)Symphonie de chambre op.73a (d’après le 3e quatuor) ,
pour 10 instrumentistes
Dimitri Chostakovitch , (
Rudolph Barshai
)Symphonie de chambre op.73a (d’après le 3e quatuor) ,
pour 10 instrumentistes
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Symphonie de chambre op.73a (d’après le 3e quatuor)

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Symphonie de chambre op.73a (d’après le 3e quatuor)

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Richard Strauss , (
Olivier Larue
)Quatre Derniers Lieders op.150 ,
pour soprano solo et 10 instrumentistes
Richard Strauss , (
Olivier Larue
)Quatre Derniers Lieders op.150 ,
pour soprano solo et 10 instrumentistes
Richard Strauss , (
Olivier Larue
)Quatre Derniers Lieders op.150 ,
pour soprano solo et 10 instrumentistes
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Quatre Derniers Lieders op.150

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Quatre Derniers Lieders op.150

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Date et lieu

Résidence du 15 au 17 novembre 2020

Abbaye d’Oka

1600 Chemin d'Oka
Oka QC J0N 1E0
Canada

Tarifs

événement sans public

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