Festival Pierre-Mercure : conférence et concert

Vendredi
19
février 2027
19h30

Salle Bourgie

En continuité avec l'Hommage à Pierre Mercure présenté à l'été 2026, le NEM prendra part au Festival Pierre-Mercure à la Salle Bourgie le 19 février 2027. Coproduite avec le NEM, cette soirée réunira une conférence consacrée à l'héritage artistique du compositeur ainsi qu'un concert mettant notamment à l'affiche Dissidence, Colloque, H₂O per Severino et Tétrachromie, quatre œuvres témoignant de la diversité et de l'audace de son langage musical.

Billets
Chef

Jean-Michaël Lavoie

Interprète(s)
Nouvel Ensemble Moderne

Programme

Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), (
Jonathan Monro (1955, Canada)
)Dissidence ,
pour soprano solo et 14 instrumentistes
Pierre Mercure (
1927
-
1966
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MontréalQC
Canada

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Jonathan Monro (1955, Canada)
)Dissidence ,
pour soprano solo et 14 instrumentistes
Pierre Mercure (
1927
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1966
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MontréalQC
Canada

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Jonathan Monro (1955, Canada)
)Dissidence ,
pour soprano solo et 14 instrumentistes
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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

Dissidence

Mouvements

I. Les lions jaunes
II. Psaume
III. Le cri de joie

Le compositeur canadien Jonathan Monro a créé un arrangement inédit de Dissidence, le cycle de mélodies de son compatriote Pierre Mercure, pour le NEM et la soprano Sharon Azrieli. Ces trois mélodies font partie de la Cantate pour une Joie (1955), une œuvre majeure de Mercure, qui met en musique des poèmes de Gabriel Charpentier exprimant le bonheur dans la foi auquel aspire l’humain.

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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

Dissidence

Mouvements

I. Les lions jaunes
II. Psaume
III. Le cri de joie

Le compositeur canadien Jonathan Monro a créé un arrangement inédit de Dissidence, le cycle de mélodies de son compatriote Pierre Mercure, pour le NEM et la soprano Sharon Azrieli. Ces trois mélodies font partie de la Cantate pour une Joie (1955), une œuvre majeure de Mercure, qui met en musique des poèmes de Gabriel Charpentier exprimant le bonheur dans la foi auquel aspire l’humain.

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Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), Colloque (
1948
)
Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), Colloque (
1948
)
Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), Colloque (
1948
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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

Colloque

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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

Colloque

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Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), H2O per Severino (
1965
)
Pierre Mercure (
1927
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1966
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MontréalQC
Canada

), H2O per Severino (
1965
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Pierre Mercure (
1927
-
1966
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MontréalQC
Canada

), H2O per Severino (
1965
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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

H2O per Severino

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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

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H2O per Severino

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Pierre Mercure (
1927
-
1966
,

MontréalQC
Canada

), Tétrachromie (
1963
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Pierre Mercure (
1927
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Canada

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Pierre Mercure (
1927
-
1966
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Canada

), Tétrachromie (
1963
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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

Tétrachromie

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Photo de Pierre Mercure
©Le Devoir

Né à Montréal, Pierre Mercure, bassoniste et également formé en harmonie et contrepoint au Conservatoire de musique de Montréal, se destine à devenir chef d’orchestre. Il étudie la composition avec Claude Champagne, épris de musique française. Sa première œuvre déjà, Kaléidoscope (1948, révisée en 1949), est un chef-d’œuvre. Il poursuit sa formation à Paris, en composition avec Nadia Boulanger et Darius Milhaud, en direction avec Jean Fournet.

Du séjour parisien et de ses rencontres avec des artistes de toutes les disciplines naît une réflexion profonde sur les modes d’expression. Alors que son œuvre de jeunesse s’inscrit dans une tradition « française » héritière du Groupe des six (1916-1923), et en particulier de Honegger, Pierre Mercure s’intéresse aux musiques nouvelles dès le début des années 50, sans se soumettre pour autant aux cadres stricts du dodécaphonisme. Il reste alors un compositeur expressif, comme en témoignent Dissidence et Cantate pour une joie (1955).

L’exploration permanente l’amène à la fin des années 50 à s’intéresser à l’électroacoustique, une discipline à laquelle il se forme, auprès du Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer à Paris. Au-delà de l’électroacoustique, Mercure cherche alors à connaître tous les champs de la création. C’est ainsi qu’il organise en 1961 la Semaine internationale de musique actuelle, invitant à Montréal les plus hautes sommités de la composition. Dès 1962, Mercure fréquente aussi Darmstadt, haut lieu de la création en Europe. Certaines œuvres des années 60, telle Lignes et points (1964), montrent que dans ses nouveaux modes expressifs, Pierre Mercure tend à l’intégration de l’acoustique et de l’électronique, à laquelle s’ajoute l’interdisciplinarité, avec l’adjonction d’éléments visuels.

Les dernières œuvres de Pierre Mercure sont celles d’un créateur fasciné par les sons autant que par le dialogue entre les diverses formes d’art. Il décède prématurément en janvier 1966 dans un tragique accident près d’Avallon en France.

Source éditée: Le Devoir

Tétrachromie

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Date et lieu

Vendredi
19
février 2027
19h30

Salle Bourgie

1339, rue Sherbrooke Ouest
Montréal QC H3G 1G2
Canada

Tarifs

Régulier
42,50$
34 ans et moins
25,00$

Billets

En ligne:
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