L’EMC et le NEM au Forum IRCAM
Salle Claude-Champagne
Cheffe
Lorraine Vaillancourt
Programme
QC
Canada
QC
Canada
QC
Canada
Récifs
Cor anglais solo, Normand Forget
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Récifs
Cor anglais solo, Normand Forget
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France
France
France
Philippe Leroux a composé une cinquantaine d’œuvres acousmatiques, vocales, de musique de chambre, pour orchestre symphonique et pour dispositifs électroniques, commandées par des institutions françaises et étrangères (ministère français de la Culture, Orchestre Philharmonique de Radio France, Radio SWR de Baden-Baden, Ircam, Ensemble intercontemporain, Ictus, 2e2m, INA-GRM, Fondation Koussevitsky…). Ses pièces sont données dans le cadre des plus grands festivals internationaux comme le Festival Présences de Radio France, Agora Musica, Roma-Europa, Manca, le Festival de Bath, de Donaueschingen, de Barcelone, Ultima à Oslo, Tempo à Berkeley, ainsi que par les orchestres symphoniques de la BBC à Londres et en Ecosse.
Philippe Leroux obtient de nombreux prix, publie plusieurs articles sur la musique contemporaine et donne des conférences ainsi que des cours de composition notamment à la Fondation Royaumont, à l’Ircam, dans les plus prestigieuses universités des Etats-Unis, et dans les Conservatoires Nationaux supérieurs de Musique de Paris et de Lyon. De 2001 à 2006, il enseigne la composition à l’Ircam dans le cadre du Cursus de composition et d’informatique musicale; en 2005 et 2006, il est également professeur de composition à l’Université McGill à Montréal dans le cadre de la Fondation Langlois. De 2007 à 2009, il est en résidence à l’Arsenal de Metz et à l’Orchestre National de Lorraine. En septembre 2009, il est nommé professeur de composition invité par l’Université de Montréal pour deux ans.
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NOTE :
Cette œuvre est un concerto pour percussion et ensemble composé pour la remarquable percussionniste Aiyun Huang et l’ensemble Aventa (Victoria). Elle est fondée sur un mimétisme entre la percussion solo et l’ensemble, autour de l’idée de cercle. Des trajectoires circulaires de frottements de percussions, réalisés par la main de la soliste, se répercutent dans l’ensemble instrumental, ceci aussi bien au niveau mélodique que spatial. Par exemple, les mouvements de la main sur l’espace d’un grand tambour chinois deviennent par la suite, en imitation, des mouvements mélodiques dans l’espace de l’ensemble instrumental. Commençant par une lente alternance entre percussion et ensemble, l’œuvre évolue progressivement vers une fusion totale entre les deux, pour que chacun des protagonistes puisse, par la suite, retrouver son identité, éclairée cette fois par la connaissance acquise de l’autre.
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Philippe Leroux a composé une cinquantaine d’œuvres acousmatiques, vocales, de musique de chambre, pour orchestre symphonique et pour dispositifs électroniques, commandées par des institutions françaises et étrangères (ministère français de la Culture, Orchestre Philharmonique de Radio France, Radio SWR de Baden-Baden, Ircam, Ensemble intercontemporain, Ictus, 2e2m, INA-GRM, Fondation Koussevitsky…). Ses pièces sont données dans le cadre des plus grands festivals internationaux comme le Festival Présences de Radio France, Agora Musica, Roma-Europa, Manca, le Festival de Bath, de Donaueschingen, de Barcelone, Ultima à Oslo, Tempo à Berkeley, ainsi que par les orchestres symphoniques de la BBC à Londres et en Ecosse.
Philippe Leroux obtient de nombreux prix, publie plusieurs articles sur la musique contemporaine et donne des conférences ainsi que des cours de composition notamment à la Fondation Royaumont, à l’Ircam, dans les plus prestigieuses universités des Etats-Unis, et dans les Conservatoires Nationaux supérieurs de Musique de Paris et de Lyon. De 2001 à 2006, il enseigne la composition à l’Ircam dans le cadre du Cursus de composition et d’informatique musicale; en 2005 et 2006, il est également professeur de composition à l’Université McGill à Montréal dans le cadre de la Fondation Langlois. De 2007 à 2009, il est en résidence à l’Arsenal de Metz et à l’Orchestre National de Lorraine. En septembre 2009, il est nommé professeur de composition invité par l’Université de Montréal pour deux ans.
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NOTE :
Cette œuvre est un concerto pour percussion et ensemble composé pour la remarquable percussionniste Aiyun Huang et l’ensemble Aventa (Victoria). Elle est fondée sur un mimétisme entre la percussion solo et l’ensemble, autour de l’idée de cercle. Des trajectoires circulaires de frottements de percussions, réalisés par la main de la soliste, se répercutent dans l’ensemble instrumental, ceci aussi bien au niveau mélodique que spatial. Par exemple, les mouvements de la main sur l’espace d’un grand tambour chinois deviennent par la suite, en imitation, des mouvements mélodiques dans l’espace de l’ensemble instrumental. Commençant par une lente alternance entre percussion et ensemble, l’œuvre évolue progressivement vers une fusion totale entre les deux, pour que chacun des protagonistes puisse, par la suite, retrouver son identité, éclairée cette fois par la connaissance acquise de l’autre.
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France
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Gone
Gone fut le premier titre de Solo, monologue écrit par Samuel Beckett en 1979 à la demande de David Warrilow, acteur de l’adaptation anglaise du Dépeupleur crée à New-York en août 1977. Quand Beckett lui demande ce qu’il imagine comme texte, l’acteur répond : « Je voyais l’image d’un homme debout sur une scène, éclairé par en haut. Il se tient dans une sorte de cône de lumière. On ne distingue pas son visage et il parle de la mort »*
Solo commence par ces mots : « Sa naissance fut sa perte. »
Gone clôt un recueil ouvert en 2006, regroupant quatre pièces de musique de chambre : Noir azur (pour trio à cordes, 2006), Noir gris (pour trio à cordes, 2007), Hors crâne (pour violon, violoncelle et électronique, 2008) et Gone (pour clarinette, piano, trio à cordes et électronique).
Loin de Beckett, toutefois et de l’entreprise première que je m’étais fixée car loin de l’épure recherchée initialement, le peu d’idée, la restriction des éléments musicaux et surtout la simplicité de leur figuration, mais toutefois oui une forte contrainte formelle, et numérique à l’origine de toutes les proportions musicales (le temps accordée à telle ou telle idée) qui reste la constante de ces quelques pièces. Aussi le travail d’une certaine forme de répétition, mais là encore loin du ressassement de la parole propre à Samuel Beckett.
Si le point de départ reste le texte et la fabrication d’une matière musicale mélodique puis harmonique issue précisément des mots ou des bribes de phrases, le texte de Beckett a vite été abandonné dans le cours de la fabrication de la musique. Les échelles de hauteurs construites se sont vite émancipées.
Au départ, je me souviens qu’il y avait aussi la recherche d’un timbre précis, d’une qualité de son : une matière noire, profonde, sans repère, ni rythme, ni hauteurs, des bruits de frottements, de souffles, de pression d’archet, comme origine de tout son ou même de toute idée à naître. Ce souffle de l’acteur, David Warrilow prenant sa respiration (rauque et sourde) que l’on entend au début de Solo.
L’ajout de l’électronique, s’il m’éloigne incontestablement de la parole parcimonieuse de Samuel Beckett, devrait me permettre en contrepartie d’accéder à ce monde de bruits et de tensions. Plus encore, sa fonction première est de masquer, ou en quelque sorte détruire, ce qui est lisible dans le travail instrumental. Enrichir à ce point le timbre pour que la musique ne soit plus que le fantôme d’elle-même.
- Jérôme Combier, juillet 2010
*James Knowlson, Beckett, p. 1038, Actes Sud, Arles 1999, traduction Oristelle Bonis (Damned to fame, The Life of Samuel Beckett, Londres 1996)
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Gone
Gone fut le premier titre de Solo, monologue écrit par Samuel Beckett en 1979 à la demande de David Warrilow, acteur de l’adaptation anglaise du Dépeupleur crée à New-York en août 1977. Quand Beckett lui demande ce qu’il imagine comme texte, l’acteur répond : « Je voyais l’image d’un homme debout sur une scène, éclairé par en haut. Il se tient dans une sorte de cône de lumière. On ne distingue pas son visage et il parle de la mort »*
Solo commence par ces mots : « Sa naissance fut sa perte. »
Gone clôt un recueil ouvert en 2006, regroupant quatre pièces de musique de chambre : Noir azur (pour trio à cordes, 2006), Noir gris (pour trio à cordes, 2007), Hors crâne (pour violon, violoncelle et électronique, 2008) et Gone (pour clarinette, piano, trio à cordes et électronique).
Loin de Beckett, toutefois et de l’entreprise première que je m’étais fixée car loin de l’épure recherchée initialement, le peu d’idée, la restriction des éléments musicaux et surtout la simplicité de leur figuration, mais toutefois oui une forte contrainte formelle, et numérique à l’origine de toutes les proportions musicales (le temps accordée à telle ou telle idée) qui reste la constante de ces quelques pièces. Aussi le travail d’une certaine forme de répétition, mais là encore loin du ressassement de la parole propre à Samuel Beckett.
Si le point de départ reste le texte et la fabrication d’une matière musicale mélodique puis harmonique issue précisément des mots ou des bribes de phrases, le texte de Beckett a vite été abandonné dans le cours de la fabrication de la musique. Les échelles de hauteurs construites se sont vite émancipées.
Au départ, je me souviens qu’il y avait aussi la recherche d’un timbre précis, d’une qualité de son : une matière noire, profonde, sans repère, ni rythme, ni hauteurs, des bruits de frottements, de souffles, de pression d’archet, comme origine de tout son ou même de toute idée à naître. Ce souffle de l’acteur, David Warrilow prenant sa respiration (rauque et sourde) que l’on entend au début de Solo.
L’ajout de l’électronique, s’il m’éloigne incontestablement de la parole parcimonieuse de Samuel Beckett, devrait me permettre en contrepartie d’accéder à ce monde de bruits et de tensions. Plus encore, sa fonction première est de masquer, ou en quelque sorte détruire, ce qui est lisible dans le travail instrumental. Enrichir à ce point le timbre pour que la musique ne soit plus que le fantôme d’elle-même.
- Jérôme Combier, juillet 2010
*James Knowlson, Beckett, p. 1038, Actes Sud, Arles 1999, traduction Oristelle Bonis (Damned to fame, The Life of Samuel Beckett, Londres 1996)
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Date et lieu
Salle Claude-Champagne
Université de Montréal
220 avenue Vincent-d'Indy
Montréal QC H2V 2T2
Canada