La résolution d’aimer

Mercredi
8
mai 2019
0h00

Salle Bourgie

Cheffe

Lorraine Vaillancourt

Programme

Richard Wagner (
1813
-
1883
,

Allemagne

), Siegfried-Idyll (
1870
)
Richard Wagner (
1813
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Richard Wagner (
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Allemagne

), Siegfried-Idyll (
1870
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Siegfried-Idyll

L’Idylle de Siegfried

Offert par Richard Wagner à sa seconde femme, Cosima Liszt, après la naissance de leur fils, Siegfried (« Fidi », pour les proches), L’Idylle de Siegfried demeure aujourd’hui l’une des oeuvres pour orchestre de chambre les plus aimées du public. La pièce, destinée au départ à demeurer un cadeau privé et personnel au couple, fut créée au matin du 25 décembre 1870, date de l’anniversaire de Cosima, lors de son réveil, dans l’entrée même de leur maison. Le chef d’orchestre, altiste et proche ami de Wagner Hans Richter assura la partie de trompette – instrument qu’il avait appris spécialement pour l’occasion! –, tandis que Wagner dirigea le petit ensemble. L’instrumentation originale de 13 musiciens – particulièrement minimaliste, lorsqu’on connaît les effectifs orchestraux habituels au compositeur – s’accordait à l’exiguïté du lieu. Wagner n’hésita pas à insérer quelques allusions intimes dans cette oeuvre profondément touchante, notamment dans son titre initial (Idylle de Tribschen avec le chant des oiseaux de Fidi et le coucher de soleil orangé, un cadeau d’anniversaire). Bien qu’aujourd’hui l’image qu’on se fait le plus souvent de Richard Wagner soit celle d’un compositeur épique écrivant de la musique d’opéra aux proportions imposantes, c’est le caractère tendrement amoureux, empreint de vulnérabilité, de L’Idylle qui a su séduire pendant plus d’un siècle le coeur des mélomanes.

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Siegfried-Idyll

L’Idylle de Siegfried

Offert par Richard Wagner à sa seconde femme, Cosima Liszt, après la naissance de leur fils, Siegfried (« Fidi », pour les proches), L’Idylle de Siegfried demeure aujourd’hui l’une des oeuvres pour orchestre de chambre les plus aimées du public. La pièce, destinée au départ à demeurer un cadeau privé et personnel au couple, fut créée au matin du 25 décembre 1870, date de l’anniversaire de Cosima, lors de son réveil, dans l’entrée même de leur maison. Le chef d’orchestre, altiste et proche ami de Wagner Hans Richter assura la partie de trompette – instrument qu’il avait appris spécialement pour l’occasion! –, tandis que Wagner dirigea le petit ensemble. L’instrumentation originale de 13 musiciens – particulièrement minimaliste, lorsqu’on connaît les effectifs orchestraux habituels au compositeur – s’accordait à l’exiguïté du lieu. Wagner n’hésita pas à insérer quelques allusions intimes dans cette oeuvre profondément touchante, notamment dans son titre initial (Idylle de Tribschen avec le chant des oiseaux de Fidi et le coucher de soleil orangé, un cadeau d’anniversaire). Bien qu’aujourd’hui l’image qu’on se fait le plus souvent de Richard Wagner soit celle d’un compositeur épique écrivant de la musique d’opéra aux proportions imposantes, c’est le caractère tendrement amoureux, empreint de vulnérabilité, de L’Idylle qui a su séduire pendant plus d’un siècle le coeur des mélomanes.

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Arnold Schoenberg (
1874
-
1951
,

Autriche

), Symphonie de chambre no 1, op. 9 (
1906
)
Arnold Schoenberg (
1874
-
1951
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Autriche

), Symphonie de chambre no 1, op. 9 (
1906
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Arnold Schoenberg (
1874
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1951
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Autriche

), Symphonie de chambre no 1, op. 9 (
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Symphonie de chambre no 1, op. 9

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Symphonie de chambre no 1, op. 9

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Alban Berg (
1885
-
1935
,

Autriche

), Concerto à la mémoire d’un ange (
1935
)
Alban Berg (
1885
-
1935
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Autriche

), Concerto à la mémoire d’un ange (
1935
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Alban Berg (
1885
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1935
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Autriche

), Concerto à la mémoire d’un ange (
1935
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Concerto à la mémoire d’un ange

Arrangement François Vellières

Créé de façon posthume à Barcelone en 1936, le Concerto à la mémoire d’un ange du compositeur viennois Alban Berg résulte d’une commande du violoniste Louis Krasner – qui en assuma la création –, persuadé que l’avenir de la musique contemporaine résidait dans le dodécaphonisme. Bien que l’oeuvre adopte résolument ce langage, quelques citations tonales la ponctuent, dont un extrait d’un choral de Bach. Peu enclin à écrire un concerto virtuose « à la Wieniawski », Berg relèvera pourtant le défi de composer une oeuvre dodécaphonique empreinte de lyrisme, à la manière des Concertos de Beethoven et de Brahms. Le décès soudain, à l’âge de 18 ans, de Manon Gropius, fille d’Alma Mahler et Walter Gropius, dont Berg et sa femme étaient des amis proches, ébranlera fortement le compositeur. C’est pourquoi il sous-titrera « à la mémoire d’un ange » ce Concerto, reflétant à la fois son affection pour Manon et l’importance qu’il accordait à son oeuvre. Le premier mouvement, illustrant l’enfance et la joie de vivre de la jeune Manon par ses harmonies lumineuses – une berceuse apparaît à la fin du mouvement –, contraste avec son second mouvement, nettement plus tourmenté, symbolisant par ses méandres sombres la tragique maladie dont est morte la jeune femme, la poliomyélite. La succession d’accords majeurs qui conclut la pièce apporte toutefois un apaisement puisque la Mort est perçue comme une délivrance aux yeux du compositeur. Sur le plan structurel, Berg convoque dès le début de la pièce un élément thématique formé à partir des quatre cordes à vide du violon (sol-ré-la-mi), qui reviendra de façon récurrente tout du long, assurant du même coup son unité. Le décès de Berg, survenu à peine trois mois avant la création de l’oeuvre, ajoutera à l’aura émotionnelle entourant ce Concerto à la mémoire d’un ange.

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Concerto à la mémoire d’un ange

Arrangement François Vellières

Créé de façon posthume à Barcelone en 1936, le Concerto à la mémoire d’un ange du compositeur viennois Alban Berg résulte d’une commande du violoniste Louis Krasner – qui en assuma la création –, persuadé que l’avenir de la musique contemporaine résidait dans le dodécaphonisme. Bien que l’oeuvre adopte résolument ce langage, quelques citations tonales la ponctuent, dont un extrait d’un choral de Bach. Peu enclin à écrire un concerto virtuose « à la Wieniawski », Berg relèvera pourtant le défi de composer une oeuvre dodécaphonique empreinte de lyrisme, à la manière des Concertos de Beethoven et de Brahms. Le décès soudain, à l’âge de 18 ans, de Manon Gropius, fille d’Alma Mahler et Walter Gropius, dont Berg et sa femme étaient des amis proches, ébranlera fortement le compositeur. C’est pourquoi il sous-titrera « à la mémoire d’un ange » ce Concerto, reflétant à la fois son affection pour Manon et l’importance qu’il accordait à son oeuvre. Le premier mouvement, illustrant l’enfance et la joie de vivre de la jeune Manon par ses harmonies lumineuses – une berceuse apparaît à la fin du mouvement –, contraste avec son second mouvement, nettement plus tourmenté, symbolisant par ses méandres sombres la tragique maladie dont est morte la jeune femme, la poliomyélite. La succession d’accords majeurs qui conclut la pièce apporte toutefois un apaisement puisque la Mort est perçue comme une délivrance aux yeux du compositeur. Sur le plan structurel, Berg convoque dès le début de la pièce un élément thématique formé à partir des quatre cordes à vide du violon (sol-ré-la-mi), qui reviendra de façon récurrente tout du long, assurant du même coup son unité. Le décès de Berg, survenu à peine trois mois avant la création de l’oeuvre, ajoutera à l’aura émotionnelle entourant ce Concerto à la mémoire d’un ange.

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Date et lieu

Mercredi
8
mai 2019
0h00

Salle Bourgie

1339, rue Sherbrooke Ouest
Montréal QC H3G 1G2
Canada

Tarifs