LE NEM et la relève

Vendredi
8
juin 2018
0h00

Bain Mathieu

Cheffe

Lorraine Vaillancourt

Programme

Bunita Marcus (
1952
,

États-Unis

), Lecture for Jo Kondo (
1986
)
Bunita Marcus (
1952
,

États-Unis

), Lecture for Jo Kondo (
1986
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Bunita Marcus (
1952
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États-Unis

), Lecture for Jo Kondo (
1986
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Lecture for Jo Kondo

Lecture for Jo Kondo cache un soliste anonyme, une voix que nous ne pouvons ni voir, ni entendre. Mais je l’ai sentie très intensément et l’ai laissée me guider tout au long de la composition. Impossible à identifier clairement, je ne pouvais qu’en deviner les contours. C’était comme se trouver face à un piédestal vide dans une galerie d’art, tout en pouvant distinctement sentir l’objet invisible placé dessus. On l’appréhenderait, lui et ses dimensions, sa forme, sa surface, sa matière et son poids grâce à l’atmosphère, la taille et l’architecture de la pièce ainsi que la position du piédestal. De la même manière, j’étais consciente de ce soliste anonyme, de cette voix, dans Lecture, qui me hantait. Je ne pouvais pas la saisir, mais je pouvais essayer de la représenter, de l’explorer, d’ouvrir tous mes sens pour la percevoir, de l’amadouer pour qu’elle me livre ses secrets. J’en suis devenue l’archéologue, j’ai balayé des siècles de sable, posé encore et encore les mêmes questions, et découvert petit à petit le monde qu’elle cachait. Je n’aurais jamais pu définir la voix elle-même, mais j’ai pu apprendre à la connaître à travers son environnement et ses objets.
Lecture for Jo Kondo est l’exploration de cet environnement, une collection d’objets; en vérité tout sauf cette voix, parce qu’il n’y a aucune allégorie pour refléter sa véritable essence.

Bunita Marcus, née à Madison dans le Wisconsin, était déjà une pianiste et clarinettiste basse reconnue lorsqu’elle commence à composer à l’âge de treize ans. À l’université du Wisconsin, toujours à Madison, elle travaille tant avec des instruments classiques qu’électroniques. En 1981, elle obtient un doctorat en composition de l’université d’État de New York à Buffalo, où elle décroche également la bourse d’études en composition Edgard Varèse et étudie aux côtés de Morton Feldman.
La musique de Bunita Marcus a toujours été reconnue pour sa beauté et sa rare sensibilité. Kyle Gann, du journal The Village Voice, a même déclaré qu’elle était l’une de ses compositrices préférées, toutes époques confondues. Il acclame son œuvre pianistique Julia, pour sa « profondeur émouvante et modeste », dont « émanaient des émotions si intenses que le public en était sonné. » Selon Alan Rich, critique de Los Angeles, son œuvre Adam and Eve « est un exemple éloquent de la persistance de la beauté à l’état pur dans la composition contemporaine. »
Bunita rencontre Morton Feldman en 1976. C’est le début d’une longue association, qui durera jusqu’à la mort de ce dernier en 1987. Pendant sept ans, les deux compositeurs seront inséparables. Feldman et Marcus composent côte à côte et partagent leurs réflexions et leurs idées musicales. En 1985, Feldman lui dédie sa nouvelle composition pour piano : For Bunita Marcus. La docteure Marcus donne des conférences, des formations et écrit régulièrement sur la musique de Morton Feldman.
Bunita Marcus a composé pour Bang on a Can All-Stars, Kronos Quartet, Aki Takahashi, l’Ensemble Xenakis, Morton Feldman and Soloists, Tokyo, l’ensemble « Sound Space ARK », et bien d’autres. Sa musique a été récompensée par le National Endowment for the Arts, l’International Society of Contemporary Music/World Music Days, l’Académie américaine des arts et des lettres, le concours national de la Ligue canadienne des compositeurs, et le convoité Kranischsteiner Musikpreis de Darmstadt.
De 1985 à 1990, Bunita Marcus présente Salon Concert Series avec le peintre Francesco Clemente à New York. Aujourd’hui, elle travaille comme compositrice, chef d’orchestre et pianiste et participe à des concerts et à des festivals dans le monde entier.

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Lecture for Jo Kondo

Lecture for Jo Kondo cache un soliste anonyme, une voix que nous ne pouvons ni voir, ni entendre. Mais je l’ai sentie très intensément et l’ai laissée me guider tout au long de la composition. Impossible à identifier clairement, je ne pouvais qu’en deviner les contours. C’était comme se trouver face à un piédestal vide dans une galerie d’art, tout en pouvant distinctement sentir l’objet invisible placé dessus. On l’appréhenderait, lui et ses dimensions, sa forme, sa surface, sa matière et son poids grâce à l’atmosphère, la taille et l’architecture de la pièce ainsi que la position du piédestal. De la même manière, j’étais consciente de ce soliste anonyme, de cette voix, dans Lecture, qui me hantait. Je ne pouvais pas la saisir, mais je pouvais essayer de la représenter, de l’explorer, d’ouvrir tous mes sens pour la percevoir, de l’amadouer pour qu’elle me livre ses secrets. J’en suis devenue l’archéologue, j’ai balayé des siècles de sable, posé encore et encore les mêmes questions, et découvert petit à petit le monde qu’elle cachait. Je n’aurais jamais pu définir la voix elle-même, mais j’ai pu apprendre à la connaître à travers son environnement et ses objets.
Lecture for Jo Kondo est l’exploration de cet environnement, une collection d’objets; en vérité tout sauf cette voix, parce qu’il n’y a aucune allégorie pour refléter sa véritable essence.

Bunita Marcus, née à Madison dans le Wisconsin, était déjà une pianiste et clarinettiste basse reconnue lorsqu’elle commence à composer à l’âge de treize ans. À l’université du Wisconsin, toujours à Madison, elle travaille tant avec des instruments classiques qu’électroniques. En 1981, elle obtient un doctorat en composition de l’université d’État de New York à Buffalo, où elle décroche également la bourse d’études en composition Edgard Varèse et étudie aux côtés de Morton Feldman.
La musique de Bunita Marcus a toujours été reconnue pour sa beauté et sa rare sensibilité. Kyle Gann, du journal The Village Voice, a même déclaré qu’elle était l’une de ses compositrices préférées, toutes époques confondues. Il acclame son œuvre pianistique Julia, pour sa « profondeur émouvante et modeste », dont « émanaient des émotions si intenses que le public en était sonné. » Selon Alan Rich, critique de Los Angeles, son œuvre Adam and Eve « est un exemple éloquent de la persistance de la beauté à l’état pur dans la composition contemporaine. »
Bunita rencontre Morton Feldman en 1976. C’est le début d’une longue association, qui durera jusqu’à la mort de ce dernier en 1987. Pendant sept ans, les deux compositeurs seront inséparables. Feldman et Marcus composent côte à côte et partagent leurs réflexions et leurs idées musicales. En 1985, Feldman lui dédie sa nouvelle composition pour piano : For Bunita Marcus. La docteure Marcus donne des conférences, des formations et écrit régulièrement sur la musique de Morton Feldman.
Bunita Marcus a composé pour Bang on a Can All-Stars, Kronos Quartet, Aki Takahashi, l’Ensemble Xenakis, Morton Feldman and Soloists, Tokyo, l’ensemble « Sound Space ARK », et bien d’autres. Sa musique a été récompensée par le National Endowment for the Arts, l’International Society of Contemporary Music/World Music Days, l’Académie américaine des arts et des lettres, le concours national de la Ligue canadienne des compositeurs, et le convoité Kranischsteiner Musikpreis de Darmstadt.
De 1985 à 1990, Bunita Marcus présente Salon Concert Series avec le peintre Francesco Clemente à New York. Aujourd’hui, elle travaille comme compositrice, chef d’orchestre et pianiste et participe à des concerts et à des festivals dans le monde entier.

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Chaya Czernowin (
1957
,

Israël

), Ayre : Towed through plumes, thicket, asphalt, sawdust and hazardous air I shall not forget the sound of 
(
2015
)
Chaya Czernowin (
1957
,

Israël

), Ayre : Towed through plumes, thicket, asphalt, sawdust and hazardous air I shall not forget the sound of 
(
2015
)
Chaya Czernowin (
1957
,

Israël

), Ayre : Towed through plumes, thicket, asphalt, sawdust and hazardous air I shall not forget the sound of 
(
2015
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Ayre : Towed through plumes, thicket, asphalt, sawdust and hazardous air I shall not forget the sound of 

Cette œuvre, au long titre poétique, se veut une fenêtre s’ouvrant sur un microcosme en mouvement duquel émergent des sonorités formant un chant. Les instruments se concentrent tout d’abord, sur d’étroites surfaces de jeu, dans lesquelles un motif court et répété semble venir s’appliquer à différentes surfaces. Dans la seconde partie, ces gestes musicaux se déploient vers un « espace négatif » inattendu. Cet « espace négatif » peut être ici considéré comme une continuité musicale évoquant la notion de lieu, plutôt qu’une notion d’événement ou de processus. Cet espace est révélé et modelé par les actions et les sons. Ces lieux sonores encadrent, forment et donnent naissance à un espace meublé d’un profond silence coloré.

Chaya Czernowin est née et a grandi en Israël. Après ses études en Israël, à 25 ans, elle continue d’étudier en Allemagne (bourse DAAD) et aux États-Unis. Elle est ensuite invitée en résidence au Japon (bourse Asahi Shimbun et bourse de l’American National Endowment for the Arts), à Tokyo, en Allemagne (bourse de l’Akademie Schloss Solitude) et à Vienne.
Sa musique est jouée dans le monde entier par certains des meilleurs orchestres et plus grands noms de la musique contemporaine. Elle a enseigné à l’université de Californie à San Diego (UCSD) et est la première femme à être nommée professeure de composition à l’Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne, en Autriche (2006-2009) et à l’Université de Harvard, aux États-Unis (à partir de 2009), où elle reçoit le titre de Professeure de musique Walter Bigelow Rosen. Aux côtés de Jean-Baptiste Jolly, directeur de l’Akademie Schloss Solitude près de Stuttgart, et du compositeur Steven Kazuo Takasugi, elle fonde l’Académie d’été à Schloss Solitude, un cours biennal pour compositeurs.
Les œuvres de Czernowin ont été jouées dans la plupart des principaux festivals de musique moderne en Europe, mais aussi au Japon, en Corée, en Australie, aux États-Unis et au Canada. Son travail de création se caractérise par l’utilisation des métaphores pour atteindre un monde sonore inhabituel, ainsi que des sons et des paramètres physiques comme le poids, la texture de la surface (lisse, rugueuse, etc.), par la problématisation du temps et par les variations d’échelle afin de créer une expérience sonore vitale, viscérale et directe. L’objectif final est de parvenir à une musique du subconscient qui dépasse conventions de style et rationalité.
Les œuvres de Czernowin sont publiées par Schott. Elle vit près de Boston avec le compositeur Steven Kazuo Takasugi.

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Ayre : Towed through plumes, thicket, asphalt, sawdust and hazardous air I shall not forget the sound of 

Cette œuvre, au long titre poétique, se veut une fenêtre s’ouvrant sur un microcosme en mouvement duquel émergent des sonorités formant un chant. Les instruments se concentrent tout d’abord, sur d’étroites surfaces de jeu, dans lesquelles un motif court et répété semble venir s’appliquer à différentes surfaces. Dans la seconde partie, ces gestes musicaux se déploient vers un « espace négatif » inattendu. Cet « espace négatif » peut être ici considéré comme une continuité musicale évoquant la notion de lieu, plutôt qu’une notion d’événement ou de processus. Cet espace est révélé et modelé par les actions et les sons. Ces lieux sonores encadrent, forment et donnent naissance à un espace meublé d’un profond silence coloré.

Chaya Czernowin est née et a grandi en Israël. Après ses études en Israël, à 25 ans, elle continue d’étudier en Allemagne (bourse DAAD) et aux États-Unis. Elle est ensuite invitée en résidence au Japon (bourse Asahi Shimbun et bourse de l’American National Endowment for the Arts), à Tokyo, en Allemagne (bourse de l’Akademie Schloss Solitude) et à Vienne.
Sa musique est jouée dans le monde entier par certains des meilleurs orchestres et plus grands noms de la musique contemporaine. Elle a enseigné à l’université de Californie à San Diego (UCSD) et est la première femme à être nommée professeure de composition à l’Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne, en Autriche (2006-2009) et à l’Université de Harvard, aux États-Unis (à partir de 2009), où elle reçoit le titre de Professeure de musique Walter Bigelow Rosen. Aux côtés de Jean-Baptiste Jolly, directeur de l’Akademie Schloss Solitude près de Stuttgart, et du compositeur Steven Kazuo Takasugi, elle fonde l’Académie d’été à Schloss Solitude, un cours biennal pour compositeurs.
Les œuvres de Czernowin ont été jouées dans la plupart des principaux festivals de musique moderne en Europe, mais aussi au Japon, en Corée, en Australie, aux États-Unis et au Canada. Son travail de création se caractérise par l’utilisation des métaphores pour atteindre un monde sonore inhabituel, ainsi que des sons et des paramètres physiques comme le poids, la texture de la surface (lisse, rugueuse, etc.), par la problématisation du temps et par les variations d’échelle afin de créer une expérience sonore vitale, viscérale et directe. L’objectif final est de parvenir à une musique du subconscient qui dépasse conventions de style et rationalité.
Les œuvres de Czernowin sont publiées par Schott. Elle vit près de Boston avec le compositeur Steven Kazuo Takasugi.

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Kaija Saariaho (
1952
-
2023
,

Finlande

), Lichtbogen (
1985
-
1986
)
Kaija Saariaho (
1952
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2023
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Finlande

), Lichtbogen (
1985
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1986
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Kaija Saariaho (
1952
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2023
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Finlande

), Lichtbogen (
1985
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1986
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Photo de Kaija Saariaho

Kaija Saariaho a étudié la composition sous la supervision de Paavo Heininen, à la Sibelius Academy, puis au Musikhochschule de Fribourg, avec Brian Ferneyhough et Klaus Huber, où elle fut diplômée en 1983. En 1982, elle a suivi des cours de musique assistée par ordinateur à l’IRCAM, à Paris, où elle s’est établie. Par la suite, l’ordinateur a toujours constitué un élément important de sa technique de composition. 

Elle a acquis une réputation internationale grâce à ses œuvres Verblendungen (1982-84) et Nymphéa (1987), pour quatuor à cordes et outils électroniques, que lui a commandé le Lincoln Center pour le Kronos Quartet. Saariaho a également participé à un certain nombre de productions multimédias, comme le ballet intégral Maa (1991) et un projet collaboratif paneuropéen visant la production d’un CD-ROM Prisma sur sa vie et son travail. En 1999, Saariaho a achevé une œuvre majeure pour chœur et orchestre intitulée Oltra mar, qui fut jouée en première par le New York Philharmonic et Kurt Masur, le 11 novembre 1999, dans le cadre de leur série de commandes du millénaire. 
Ces trois derniers projets ont mené Kaija Saariaho à sa prochaine œuvre majeure, soit son premier opéra, L’amour de loin, que lui ont commandé conjointement le Salzburg Festival et le Théâtre du Châtelet, et qui fut joué pour la première fois le 15 août 2000, au Salzburg Festival. Le libretto a été écrit par l’auteur franco-libanais Amin Maalouf, l’opéra, mis en scène par Peter Sellars et l’Orchestre de SWR Baden-Baden, dirigé par Kent Nagano.
 

Lichtbogen

for nine musicians and live-electronic
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Photo de Kaija Saariaho

Kaija Saariaho a étudié la composition sous la supervision de Paavo Heininen, à la Sibelius Academy, puis au Musikhochschule de Fribourg, avec Brian Ferneyhough et Klaus Huber, où elle fut diplômée en 1983. En 1982, elle a suivi des cours de musique assistée par ordinateur à l’IRCAM, à Paris, où elle s’est établie. Par la suite, l’ordinateur a toujours constitué un élément important de sa technique de composition. 

Elle a acquis une réputation internationale grâce à ses œuvres Verblendungen (1982-84) et Nymphéa (1987), pour quatuor à cordes et outils électroniques, que lui a commandé le Lincoln Center pour le Kronos Quartet. Saariaho a également participé à un certain nombre de productions multimédias, comme le ballet intégral Maa (1991) et un projet collaboratif paneuropéen visant la production d’un CD-ROM Prisma sur sa vie et son travail. En 1999, Saariaho a achevé une œuvre majeure pour chœur et orchestre intitulée Oltra mar, qui fut jouée en première par le New York Philharmonic et Kurt Masur, le 11 novembre 1999, dans le cadre de leur série de commandes du millénaire. 
Ces trois derniers projets ont mené Kaija Saariaho à sa prochaine œuvre majeure, soit son premier opéra, L’amour de loin, que lui ont commandé conjointement le Salzburg Festival et le Théâtre du Châtelet, et qui fut joué pour la première fois le 15 août 2000, au Salzburg Festival. Le libretto a été écrit par l’auteur franco-libanais Amin Maalouf, l’opéra, mis en scène par Peter Sellars et l’Orchestre de SWR Baden-Baden, dirigé par Kent Nagano.
 

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for nine musicians and live-electronic
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Jennifer Walsche (
1974
,

Irlande

), Zusammen i (
2014
)
Jennifer Walsche (
1974
,

Irlande

), Zusammen i (
2014
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Jennifer Walsche (
1974
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Irlande

), Zusammen i (
2014
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Zusammen i

Cette pièce fut composée à l’origine dans le cadre du projet « The Chimes Hours », une œuvre en plusieurs parties de Peter Meanwell, Lee Patterson et Jennifer Walshe, commandée par le Festival d'Aldeburgh pour le Hoffmann Building de Snape Maltings.
Zusammen i est écrite pour ensemble d’au moins 10 instrumentistes. Les musiciens sont dispersés dans l’espace et positionnés à des angles différents. L’univers sonore est calme et diffus. Une grande attention est portée aux sonorités. Chaque geste physique doit être abordé avec le même soin et la même concentration que pour les sons.
Les œuvres de Walshe sont ancrées aussi bien dans le corps, la théâtralité et l’aspect visuel, que dans les concepts extramusicaux. En concert, ces œuvres nous interpellent et nous stimulent auditivement, visuellement et mentalement. Les œuvres cherchent à nous faire comprendre que les artistes sur scène sont des personnes et que ces personnes sont et possèdent un corps.

Jennifer Walshe est née à Dublin, en Irlande, en 1974. Elle étudie la composition avec John Maxwell Geddes à l’Académie royale de musique et d’art dramatique d’Écosse, avec Kevin Volans à Dublin, et obtient un doctorat en composition de l’université Northwestern de Chicago en juin 2002. Ses principaux enseignants à Northwestern sont Amnon Wolman et Michael Pisaro. En 2000, Jennifer remporte le Kranichsteiner Musikpreis aux Internationale Ferienkurse für Neue Musik de Darmstadt. En 2003 et 2004, Jennifer est résidente à l’Akademie Schloss Solitude, à Stuttgart. De 2004 à 2005, elle est invitée à Berlin au sein du programme DAAD Berliner Künstlerprogramm. De 2006 à 2008, elle est compositrice en résidence dans le comté de Dublin Sud pour In Context 3. En 2007, elle reçoit une bourse de la Fondation pour l’art contemporain de New York. En 2008, le Niedersächsisches Ministerium für Wissenschaft und Kultur lui décerne le prix Praetorius de composition. En 2009, elle vit à Venise, en Italie, en tant que résidente de la Fondazione Claudio Buziol. Elle est actuellement maître de conférence en musicologie à l’université Brunel, à Londres.
Les œuvres de Jennifer sont interprétées et diffusées dans le monde entier par des ensembles tels qu’Alter Ego, Ensemble Recherche, National Symphony Orchestra of Ireland, Orchestra Sinfonica del Teatro La Fenice, Nadar Ensemble, Solistenensemble Kaleidoskop, Ensemble Resonanz, et bien d’autres. Walshe compose de nombreux opéras, de XXX_LIVE_NUDE_GIRLS!!! (2003) pour poupées Barbie et ensemble au plus récent Die Taktik, un opéra commandé par le Junge Oper Stuttgart, joué 14 fois à Stuttgart en 2012.
En parallèle de son travail de compositrice, Jennifer se produit fréquemment en tant que chanteuse spécialisée dans les techniques vocales alternatives. Elle exerce également l’improvisation. Le travail de Walshe est disponible chez de nombreux labels, dont Mere Records, Interval Recordings, Farpoint Recordings et Migro.

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Zusammen i

Cette pièce fut composée à l’origine dans le cadre du projet « The Chimes Hours », une œuvre en plusieurs parties de Peter Meanwell, Lee Patterson et Jennifer Walshe, commandée par le Festival d'Aldeburgh pour le Hoffmann Building de Snape Maltings.
Zusammen i est écrite pour ensemble d’au moins 10 instrumentistes. Les musiciens sont dispersés dans l’espace et positionnés à des angles différents. L’univers sonore est calme et diffus. Une grande attention est portée aux sonorités. Chaque geste physique doit être abordé avec le même soin et la même concentration que pour les sons.
Les œuvres de Walshe sont ancrées aussi bien dans le corps, la théâtralité et l’aspect visuel, que dans les concepts extramusicaux. En concert, ces œuvres nous interpellent et nous stimulent auditivement, visuellement et mentalement. Les œuvres cherchent à nous faire comprendre que les artistes sur scène sont des personnes et que ces personnes sont et possèdent un corps.

Jennifer Walshe est née à Dublin, en Irlande, en 1974. Elle étudie la composition avec John Maxwell Geddes à l’Académie royale de musique et d’art dramatique d’Écosse, avec Kevin Volans à Dublin, et obtient un doctorat en composition de l’université Northwestern de Chicago en juin 2002. Ses principaux enseignants à Northwestern sont Amnon Wolman et Michael Pisaro. En 2000, Jennifer remporte le Kranichsteiner Musikpreis aux Internationale Ferienkurse für Neue Musik de Darmstadt. En 2003 et 2004, Jennifer est résidente à l’Akademie Schloss Solitude, à Stuttgart. De 2004 à 2005, elle est invitée à Berlin au sein du programme DAAD Berliner Künstlerprogramm. De 2006 à 2008, elle est compositrice en résidence dans le comté de Dublin Sud pour In Context 3. En 2007, elle reçoit une bourse de la Fondation pour l’art contemporain de New York. En 2008, le Niedersächsisches Ministerium für Wissenschaft und Kultur lui décerne le prix Praetorius de composition. En 2009, elle vit à Venise, en Italie, en tant que résidente de la Fondazione Claudio Buziol. Elle est actuellement maître de conférence en musicologie à l’université Brunel, à Londres.
Les œuvres de Jennifer sont interprétées et diffusées dans le monde entier par des ensembles tels qu’Alter Ego, Ensemble Recherche, National Symphony Orchestra of Ireland, Orchestra Sinfonica del Teatro La Fenice, Nadar Ensemble, Solistenensemble Kaleidoskop, Ensemble Resonanz, et bien d’autres. Walshe compose de nombreux opéras, de XXX_LIVE_NUDE_GIRLS!!! (2003) pour poupées Barbie et ensemble au plus récent Die Taktik, un opéra commandé par le Junge Oper Stuttgart, joué 14 fois à Stuttgart en 2012.
En parallèle de son travail de compositrice, Jennifer se produit fréquemment en tant que chanteuse spécialisée dans les techniques vocales alternatives. Elle exerce également l’improvisation. Le travail de Walshe est disponible chez de nombreux labels, dont Mere Records, Interval Recordings, Farpoint Recordings et Migro.

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Sofia Gubaidulina (
1931
,

Russie

), Concordanza (
1977
)
Sofia Gubaidulina (
1931
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Russie

), Concordanza (
1977
)
Sofia Gubaidulina (
1931
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Russie

), Concordanza (
1977
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Concordanza

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Concordanza

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Keiko Devaux (
1982
,

Canada

), Ebb (
2018
),
pour 15 instrumentistes (EMC)
Keiko Devaux (
1982
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Canada

), Ebb (
2018
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pour 15 instrumentistes (EMC)
Keiko Devaux (
1982
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Canada

), Ebb (
2018
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pour 15 instrumentistes (EMC)
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Photo de Keiko Devaux
©Caroline Desilets

Première lauréate de la Commande Azrieli de musique canadienne

Établie à Montréal, Keiko Devaux compose des œuvres pour divers ensembles et collabore avec des chorégraphes et des cinéastes. Ses compositions visent à traduire des expériences en musique par le biais de l’interprétation de formes et de motifs extramusicaux. Elle détient une maîtrise en composition instrumentale de l’Université de Montréal et termine actuellement un doctorat en composition sous la direction d’Ana Sokolović et de Pierre Michaud. Elle est lauréate de nombreux prix et distinctions, y compris le Prix Jan V. Matejcek (2019) de la Fondation SOCAN, ainsi que les prix du public et du jury de l’édition 2017 du Concours Accès Arkea. De 2016 à 2018, elle a été compositrice en résidence au Nouvel Ensemble Moderne.

Ebb

Le flux et le reflux, cycles de la marée, m'ont toujours frappé par leur beauté. Je visualise souvent l'eau visitant l'air et la terre puis retournant ensuite à elle-même. Cette image s'étend aux vagues et autres manifestations physiques que l'eau incarne.
Cette idée romantique où l'eau et l'air se rencontrent provient de mon habitude de composer pendant que je suis dans le bain. L'immersion dans l'eau donne un environnement d'écoute intérieur, me permettant d'exclure les distractions et le monde. Parfois, je diffuse des enregistrements près de la baignoire, et j'écoute le son résultant sous l'eau. Cette pratique m’a conduit à une fascination pour la propagation du son dans l’eau, non seulement pour sa physicalité, mais aussi pour la richesse sonore de cette expérience. L'eau, et plus particulièrement la mer, donne la sensation d’être dans un monde souterrain silencieux, alors que la réalité est bien loin de cette image, dû à la pollution sonore générée par les êtres humains.
La volonté d'utiliser les cycles de la marée comme point de départ compositionnel vient de ma fascination pour les phénomènes d'auto-organisation de la nature. J'ai écrit une série de pièces qui explorent l’essaimage des oiseaux sur un plan rythmique et structurel. Avec ebb, j'amène ce monde sous l'eau. Ainsi, j'ai décidé d'adopter une approche plus fantastique en structurant la pièce autour d'un essaim fictif de créatures se déplaçant entre l'eau et l'air.
ebb explore le monde sonore aérien et sous-marin, en offrant un paysage musical se déroulant dans le temps. Au début les cuivres portent le thème, fait des motifs mélodiques, lentement ondulants et croissants. Puis, nous nous envolons dans les airs, emportés par les violons, et finalement par toute la section des cordes, au travers d'un thème mélodique ascendant s'échappant de la densité de l'eau pour gagner l'air. La pièce fluctue entre ces deux états, jouant avec sur les contrastes dans les gammes de fréquences, le niveau des articulations, la vitesse générale et d'autres caractéristiques musicales aidant à distinguer ces environnements. Dans ebb, ces deux mondes se fondent l'un dans l'autre créant un contrepoint contrastant entre la légèreté de l’air et la densité de l’eau. 

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Photo de Keiko Devaux
©Caroline Desilets

Première lauréate de la Commande Azrieli de musique canadienne

Établie à Montréal, Keiko Devaux compose des œuvres pour divers ensembles et collabore avec des chorégraphes et des cinéastes. Ses compositions visent à traduire des expériences en musique par le biais de l’interprétation de formes et de motifs extramusicaux. Elle détient une maîtrise en composition instrumentale de l’Université de Montréal et termine actuellement un doctorat en composition sous la direction d’Ana Sokolović et de Pierre Michaud. Elle est lauréate de nombreux prix et distinctions, y compris le Prix Jan V. Matejcek (2019) de la Fondation SOCAN, ainsi que les prix du public et du jury de l’édition 2017 du Concours Accès Arkea. De 2016 à 2018, elle a été compositrice en résidence au Nouvel Ensemble Moderne.

Ebb

Le flux et le reflux, cycles de la marée, m'ont toujours frappé par leur beauté. Je visualise souvent l'eau visitant l'air et la terre puis retournant ensuite à elle-même. Cette image s'étend aux vagues et autres manifestations physiques que l'eau incarne.
Cette idée romantique où l'eau et l'air se rencontrent provient de mon habitude de composer pendant que je suis dans le bain. L'immersion dans l'eau donne un environnement d'écoute intérieur, me permettant d'exclure les distractions et le monde. Parfois, je diffuse des enregistrements près de la baignoire, et j'écoute le son résultant sous l'eau. Cette pratique m’a conduit à une fascination pour la propagation du son dans l’eau, non seulement pour sa physicalité, mais aussi pour la richesse sonore de cette expérience. L'eau, et plus particulièrement la mer, donne la sensation d’être dans un monde souterrain silencieux, alors que la réalité est bien loin de cette image, dû à la pollution sonore générée par les êtres humains.
La volonté d'utiliser les cycles de la marée comme point de départ compositionnel vient de ma fascination pour les phénomènes d'auto-organisation de la nature. J'ai écrit une série de pièces qui explorent l’essaimage des oiseaux sur un plan rythmique et structurel. Avec ebb, j'amène ce monde sous l'eau. Ainsi, j'ai décidé d'adopter une approche plus fantastique en structurant la pièce autour d'un essaim fictif de créatures se déplaçant entre l'eau et l'air.
ebb explore le monde sonore aérien et sous-marin, en offrant un paysage musical se déroulant dans le temps. Au début les cuivres portent le thème, fait des motifs mélodiques, lentement ondulants et croissants. Puis, nous nous envolons dans les airs, emportés par les violons, et finalement par toute la section des cordes, au travers d'un thème mélodique ascendant s'échappant de la densité de l'eau pour gagner l'air. La pièce fluctue entre ces deux états, jouant avec sur les contrastes dans les gammes de fréquences, le niveau des articulations, la vitesse générale et d'autres caractéristiques musicales aidant à distinguer ces environnements. Dans ebb, ces deux mondes se fondent l'un dans l'autre créant un contrepoint contrastant entre la légèreté de l’air et la densité de l’eau. 

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Date et lieu

Vendredi
8
juin 2018
0h00

Bain Mathieu

Tarifs