...De la texture...

Jeudi
26
octobre 2017
0h00

Salle Pollack

Cheffe

Lorraine Vaillancourt

Chef invité

Guillaume Bourgogne

Programme

Leroux Philippe (
1959
,

France

,

Canada

), De la texture (
2007
)
Leroux Philippe (
1959
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France

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2007
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Leroux Philippe (
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Canada

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2007
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De la texture

De la texture (2007)
pour huit instrumentistes

De la texture, pour flûte, clarinette, guitare, piano, percussion, violon, alto et violoncelle, est le fruit d’une commande de la Fondation Koussevitzky in the Library of Congress pour le San Francisco Contemporary Music Players et a été composée en 2006 et 2007. L’œuvre tire son origine à la fois de l’ornementation baroque, des notions de texture sonore et de polyrythmie, ainsi que de la théorie du Big Bang. En jouant et en écoutant les musiques de Jean- Philippe Rameau et François Couperin, j’ai pris conscience que les connotations d’ordre décoratives que suggère en général la notion d’ornementation ne représentaient en rien l’immense richesse rythmique et polyrythmique de celle-ci. Les superpositions de mélismes ornementaux (aux différents doigts des deux mains jouant le clavecin par exemple) génèrent des rencontres rythmiques complexes qui possèdent de réelles fonctions musicales dans les pièces de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Par ailleurs, j’ai souvent utilisé dans ma musique la décomposition de figures rythmiques en une superposition de mètres différents, et sa réciproque, la création de ces mêmes figures par l’empilement de pulsations basées sur des durées différentes. Ceci m’a permis de créer dans plusieurs de mes œuvres une réelle continuité sonore entre des cellules de rythme, et des textures composées de couches polyrythmiques. Dans De la texture, j’ai donc souhaité allier ornementation, figures et strates polyrythmiques. Pour cela, j’ai construit des textures fondées sur des superpositions de couches, chacune faisant appel à une formule rythmique du tambour militaire français (façon personnelle de détourner ce qui n’a été créé, à l’origine, que dans un but guerrier). Ce sont les flas, les coups anglais, les ras de 3, 4, 5, 7, 9, 11, les flagadas, les pataflas, les dianes, les rigaudons… J’utilise ainsi environ une trentaine de formules comme dans De la Vitesse pour six percussionnistes (2001). Ces couches sont multipliées sur elles-mêmes, avec des décalages et des retards, générant ainsi une mise en espace des textures. Ces décalages rythmiques produisent effectivement des sensations spatiales, dans la mesure où les mêmes sons joués à des instruments différents, positionnés à des endroits distincts de l’espace physique et parfois éloignés les uns des autres, sonnent comme de petits échos ou des phénomènes de réverbération. De la Texture est aussi, en quelque sorte, le récit d’un Big Bang musical. L’œuvre se déploie comme une sorte d’explosion, à partir de laquelle une matière constituée d’une multitude de particules sonores, de grains et de micro-cellules rythmiques, va se propager, mue par une énergie qui lui fait s’approprier l’espace de la salle de concert. En effet, les huit musiciens commencent la pièce en jouant tous ensemble à l’intérieur du piano, puis prennent leurs propres instruments et s’écartent peu à peu, en envahissant l’espace de la scène. À un moment, ils quittent celle-ci pour se retrouver dans les coulisses, ainsi qu’au milieu du public et derrière lui. Les trois espaces que sont l’espace de l’écriture (canons-delays, résonances-réverbération), l’espace acoustique (la salle de concert et son acoustique particulière) et l’espace d’interprétation (la position des musiciens dans la salle) se rejoignent alors pour n’en former qu’un seul.

Cette œuvre est dédiée au compositeur américain Edmund Campion.
- Philippe Leroux

Philippe LEROUX (1959, France-Canada)

Né à Boulogne sur Seine en 1959, Philippe Leroux entre au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris en 1978 dans les classes d'Ivo Malec, Claude Ballif, Pierre Schaeffer et Guy Reibel. Il y obtient trois premiers prix. Il étudie notamment, durant cette période, avec Olivier Messiaen, Franco Donatoni, Betsy Jolas, Jean-Claude Eloy et Iannis Xenakis. Pensionnaire de la Villa Medicis en 1993, il y séjourne jusqu’en 1995. Il enseigne la composition à l'Ircam-Centre Pompidou dans le cadre du cursus d'informatique musicale de 2001 à 2006, et y compose plusieurs oeuvres significatives dont : Voi(rex) en 2003, Extended Apocalypsis, oeuvre récompensée en 2006 par le prix Salabert et Quid sit Musicus ? créée lors du festival ManiFeste en 2014.
Il rejoint, de 2007 à 2009, en tant qu’artiste en résidence, l'Arsenal de Metz ainsi que l'Orchestre National de Lorraine, puis en 2010 l’ensemble Meitar à Tel-Aviv. Depuis 2011, il est professeur de composition agrégé à l'université McGill de Montréal, où il est également directeur du Digital Composition Studio. Il a reçu en 2007 le prix Arthur Honegger de la Fondation de France pour l'ensemble de son oeuvre. En 2015, il est nommé membre de la Société Royale du Canada et l’Académie des beaux-arts lui attribue le Prix de composition musicale de la Fondation Simone et Cino Del Duca. La musique de Philippe Leroux, toujours très vivante et souvent pleine de surprises, est marquée par un usage original de gestes sonores frappants qui s’organisent en un riche réseau relationnel. Son catalogue, riche de près de quatre-vingts œuvres symphoniques, acousmatiques, vocales, pour dispositifs électroniques, et de musique de chambre, est régulièrement interprétée et diffusée sur la scène française, canadienne et internationale.
Auteur d’un grand nombre d’articles sur la musique contemporaine, il donne également des conférences et master classes dans maintes universités telles que Berkeley, Harvard, Columbia aux Etats-Unis, à Toronto et Montréal au Canada, ou encore dans les conservatoires de Copenhague, de Moscou, Milan ou Paris.
Sa discographie comporte environ trente Cds dont cinq monographies.

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De la texture

De la texture (2007)
pour huit instrumentistes

De la texture, pour flûte, clarinette, guitare, piano, percussion, violon, alto et violoncelle, est le fruit d’une commande de la Fondation Koussevitzky in the Library of Congress pour le San Francisco Contemporary Music Players et a été composée en 2006 et 2007. L’œuvre tire son origine à la fois de l’ornementation baroque, des notions de texture sonore et de polyrythmie, ainsi que de la théorie du Big Bang. En jouant et en écoutant les musiques de Jean- Philippe Rameau et François Couperin, j’ai pris conscience que les connotations d’ordre décoratives que suggère en général la notion d’ornementation ne représentaient en rien l’immense richesse rythmique et polyrythmique de celle-ci. Les superpositions de mélismes ornementaux (aux différents doigts des deux mains jouant le clavecin par exemple) génèrent des rencontres rythmiques complexes qui possèdent de réelles fonctions musicales dans les pièces de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Par ailleurs, j’ai souvent utilisé dans ma musique la décomposition de figures rythmiques en une superposition de mètres différents, et sa réciproque, la création de ces mêmes figures par l’empilement de pulsations basées sur des durées différentes. Ceci m’a permis de créer dans plusieurs de mes œuvres une réelle continuité sonore entre des cellules de rythme, et des textures composées de couches polyrythmiques. Dans De la texture, j’ai donc souhaité allier ornementation, figures et strates polyrythmiques. Pour cela, j’ai construit des textures fondées sur des superpositions de couches, chacune faisant appel à une formule rythmique du tambour militaire français (façon personnelle de détourner ce qui n’a été créé, à l’origine, que dans un but guerrier). Ce sont les flas, les coups anglais, les ras de 3, 4, 5, 7, 9, 11, les flagadas, les pataflas, les dianes, les rigaudons… J’utilise ainsi environ une trentaine de formules comme dans De la Vitesse pour six percussionnistes (2001). Ces couches sont multipliées sur elles-mêmes, avec des décalages et des retards, générant ainsi une mise en espace des textures. Ces décalages rythmiques produisent effectivement des sensations spatiales, dans la mesure où les mêmes sons joués à des instruments différents, positionnés à des endroits distincts de l’espace physique et parfois éloignés les uns des autres, sonnent comme de petits échos ou des phénomènes de réverbération. De la Texture est aussi, en quelque sorte, le récit d’un Big Bang musical. L’œuvre se déploie comme une sorte d’explosion, à partir de laquelle une matière constituée d’une multitude de particules sonores, de grains et de micro-cellules rythmiques, va se propager, mue par une énergie qui lui fait s’approprier l’espace de la salle de concert. En effet, les huit musiciens commencent la pièce en jouant tous ensemble à l’intérieur du piano, puis prennent leurs propres instruments et s’écartent peu à peu, en envahissant l’espace de la scène. À un moment, ils quittent celle-ci pour se retrouver dans les coulisses, ainsi qu’au milieu du public et derrière lui. Les trois espaces que sont l’espace de l’écriture (canons-delays, résonances-réverbération), l’espace acoustique (la salle de concert et son acoustique particulière) et l’espace d’interprétation (la position des musiciens dans la salle) se rejoignent alors pour n’en former qu’un seul.

Cette œuvre est dédiée au compositeur américain Edmund Campion.
- Philippe Leroux

Philippe LEROUX (1959, France-Canada)

Né à Boulogne sur Seine en 1959, Philippe Leroux entre au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris en 1978 dans les classes d'Ivo Malec, Claude Ballif, Pierre Schaeffer et Guy Reibel. Il y obtient trois premiers prix. Il étudie notamment, durant cette période, avec Olivier Messiaen, Franco Donatoni, Betsy Jolas, Jean-Claude Eloy et Iannis Xenakis. Pensionnaire de la Villa Medicis en 1993, il y séjourne jusqu’en 1995. Il enseigne la composition à l'Ircam-Centre Pompidou dans le cadre du cursus d'informatique musicale de 2001 à 2006, et y compose plusieurs oeuvres significatives dont : Voi(rex) en 2003, Extended Apocalypsis, oeuvre récompensée en 2006 par le prix Salabert et Quid sit Musicus ? créée lors du festival ManiFeste en 2014.
Il rejoint, de 2007 à 2009, en tant qu’artiste en résidence, l'Arsenal de Metz ainsi que l'Orchestre National de Lorraine, puis en 2010 l’ensemble Meitar à Tel-Aviv. Depuis 2011, il est professeur de composition agrégé à l'université McGill de Montréal, où il est également directeur du Digital Composition Studio. Il a reçu en 2007 le prix Arthur Honegger de la Fondation de France pour l'ensemble de son oeuvre. En 2015, il est nommé membre de la Société Royale du Canada et l’Académie des beaux-arts lui attribue le Prix de composition musicale de la Fondation Simone et Cino Del Duca. La musique de Philippe Leroux, toujours très vivante et souvent pleine de surprises, est marquée par un usage original de gestes sonores frappants qui s’organisent en un riche réseau relationnel. Son catalogue, riche de près de quatre-vingts œuvres symphoniques, acousmatiques, vocales, pour dispositifs électroniques, et de musique de chambre, est régulièrement interprétée et diffusée sur la scène française, canadienne et internationale.
Auteur d’un grand nombre d’articles sur la musique contemporaine, il donne également des conférences et master classes dans maintes universités telles que Berkeley, Harvard, Columbia aux Etats-Unis, à Toronto et Montréal au Canada, ou encore dans les conservatoires de Copenhague, de Moscou, Milan ou Paris.
Sa discographie comporte environ trente Cds dont cinq monographies.

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Zosha Di Castri (
1985
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Canada

), Phonotopographie (
2012
)
Zosha Di Castri (
1985
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Canada

), Phonotopographie (
2012
)
Zosha Di Castri (
1985
,

Canada

), Phonotopographie (
2012
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Phonotopographie

pour 15 instrumentistes
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Phonotopographie

pour 15 instrumentistes
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Jérôme Combier (
1971
,

France

), Conditions de lumière (
2017
)
Jérôme Combier (
1971
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France

), Conditions de lumière (
2017
)
Jérôme Combier (
1971
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France

), Conditions de lumière (
2017
)
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Conditions de lumière

Conditions de lumière est écrite pour la violoniste Elissa Cassini qui à l'origine du projet d'écriture et à partir d'Anima foglia, pièce pour violon seul écrite en 2012 à la demande du Louvre et de Pierre Boulez.
Conditions de lumière est un concerto de chambre et emprunte lointainement à l'Arbre des songes d'Henri Dutilleux - pour ses élans d'arpèges, ses ponctuations de piano et glockenspiel, sa subdivision à la croche, ses fluctuations de tempi -, mais aussi, plus lointainement encore à celui d'Alban Berg - son écriture serrée à la fois harmonique et contrapunctique, les ascensions et les chutes du violon, les fameuses cordes à vide mises en scène au début de l'ouvrage.
Conditions de lumière procède sous la forme de variations qui se déploient comme des plis (selon plis), chaque section se dédoublant dans la suivante qui en est son miroir. La partition est divisée en quatre parties chacune séparée par un interlude que l'on reconnaît aisément parce qu'il est constitué de glissandi qui évoluent lentement aux cordes, sans nuance, vers un point qui est un sommet léger, puis reviennent au point initial. Ces interludes prennent appui sur les photographies que l'artiste Tadzio a réalisé dans diverses villes d'Europe (Bruxelles, Londres, Sola, Limoges) qui montrent des détails d'architectures et qu'il a ensuite retravaillés sur ordinateur en recréant artificiellement la lumière des journées exactes où furent captées les photographies. Les relevés des radiations solaires, en ces jours et ces lieux, qui ont servi à Tadzio pour retoucher les photographies, sont également à l'origine des cinq interludes qui divisent la forme du concerto. Les photographies peuvent être diffusées lors du concert sur un écran géant.

Jérôme Combier étudie tout d'abord la composition, l'écriture, l'analyse et l'orchestration auprès d'Hacène Larbi, puis au CNSM de Paris en 1997 dans la classe d'Emmanuel Nunes et de Michaël Levinas. Par ailleurs, ses études universitaires le conduisent à effectuer une maîtrise sur Anton Webern sous la direction d'Antoine Bonnet (« le principe de variation chez Anton Webern »). En 1998, il participe à la session de composition de la Fondation Royaumont et, dans le cadre d'un échange, part en résidence au Japon durant deux mois.

En 1997, il fonde l'ensemble Cairn dont il est aujourd'hui le directeur artistique. Jérôme Combier obtient le Prix de la Vocation (lauréat de la Fondation Bleustein-Blanchet) et le Prix Pierre Cardin. En 2001-2002, il effectue le cursus de composition et d'informatique musical à l'Ircam. Durant deux années, de 2002 à 2004, avec l'appui du Conservatoire de Paris, il est amené à développer une activité – composition, direction – avec le Kazakhstan et l'Ouzbékistan auprès des Conservatoires de Tashkent et d'Almaty.

De 2004 à 2005 Jérôme Combier est pensionnaire à la Villa Médicis. A cette occasion il rencontre Raphaël Thierry qui réalisera les installations visuelles du cycle Vies silencieuses. A Rome, dans les villages des Sabines, Il participe en compagnie du plasticien Xavier Noiret-Thomé à l'exposition « 20 eventi » parrainée alors par Guiseppe Penone.

Jérôme Combier est invité par le festival Why Note de Dijon, Tage für Neue Musik de Zurich, le festival d'Aix-en-Provence, le festival d'Adelburgh, le festival de Witten. Il écrit pour l'ensemble Recherche, et pour l'ensemble Intercontemporain dans le cadre du festival d'Automne à Paris. En collaboration avec Pierre Nouvel, il réalise l'installation Noir gris pour l'exposition Beckett organisé par le Centre Georges Pompidou. Sa musique est jouée au Louvre dans le cadre du cycle « Le Louvre invite Pierre Boulez ». En 2011, avec Pierre Nouvel et Bertrand Couderc, il adapte pour la scène le roman Austerlitz de W.G. Sebald, créé au Festival d’Aix-en-Provence. En 2012, il écrit l’opéra Terre et cendres avec Atiq Rahimi, commande de l'Opéra de Lyon.

La musique de Jérôme Combier est publiée aux Éditions Lemoine et aux Éditions Verlag Neue Musik (Berlin), elle est enregistrée par l'Ensemble Cairn aux Éditions Motus et Æon, et paraît aux Éditions Lemoine. Il obtient le prix Nouveau Talents de la Sacd. Il est enseignant en création sonore et musicale à l’Ecole Nationale Supérieure de Paris-Cergy.

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Conditions de lumière

Conditions de lumière est écrite pour la violoniste Elissa Cassini qui à l'origine du projet d'écriture et à partir d'Anima foglia, pièce pour violon seul écrite en 2012 à la demande du Louvre et de Pierre Boulez.
Conditions de lumière est un concerto de chambre et emprunte lointainement à l'Arbre des songes d'Henri Dutilleux - pour ses élans d'arpèges, ses ponctuations de piano et glockenspiel, sa subdivision à la croche, ses fluctuations de tempi -, mais aussi, plus lointainement encore à celui d'Alban Berg - son écriture serrée à la fois harmonique et contrapunctique, les ascensions et les chutes du violon, les fameuses cordes à vide mises en scène au début de l'ouvrage.
Conditions de lumière procède sous la forme de variations qui se déploient comme des plis (selon plis), chaque section se dédoublant dans la suivante qui en est son miroir. La partition est divisée en quatre parties chacune séparée par un interlude que l'on reconnaît aisément parce qu'il est constitué de glissandi qui évoluent lentement aux cordes, sans nuance, vers un point qui est un sommet léger, puis reviennent au point initial. Ces interludes prennent appui sur les photographies que l'artiste Tadzio a réalisé dans diverses villes d'Europe (Bruxelles, Londres, Sola, Limoges) qui montrent des détails d'architectures et qu'il a ensuite retravaillés sur ordinateur en recréant artificiellement la lumière des journées exactes où furent captées les photographies. Les relevés des radiations solaires, en ces jours et ces lieux, qui ont servi à Tadzio pour retoucher les photographies, sont également à l'origine des cinq interludes qui divisent la forme du concerto. Les photographies peuvent être diffusées lors du concert sur un écran géant.

Jérôme Combier étudie tout d'abord la composition, l'écriture, l'analyse et l'orchestration auprès d'Hacène Larbi, puis au CNSM de Paris en 1997 dans la classe d'Emmanuel Nunes et de Michaël Levinas. Par ailleurs, ses études universitaires le conduisent à effectuer une maîtrise sur Anton Webern sous la direction d'Antoine Bonnet (« le principe de variation chez Anton Webern »). En 1998, il participe à la session de composition de la Fondation Royaumont et, dans le cadre d'un échange, part en résidence au Japon durant deux mois.

En 1997, il fonde l'ensemble Cairn dont il est aujourd'hui le directeur artistique. Jérôme Combier obtient le Prix de la Vocation (lauréat de la Fondation Bleustein-Blanchet) et le Prix Pierre Cardin. En 2001-2002, il effectue le cursus de composition et d'informatique musical à l'Ircam. Durant deux années, de 2002 à 2004, avec l'appui du Conservatoire de Paris, il est amené à développer une activité – composition, direction – avec le Kazakhstan et l'Ouzbékistan auprès des Conservatoires de Tashkent et d'Almaty.

De 2004 à 2005 Jérôme Combier est pensionnaire à la Villa Médicis. A cette occasion il rencontre Raphaël Thierry qui réalisera les installations visuelles du cycle Vies silencieuses. A Rome, dans les villages des Sabines, Il participe en compagnie du plasticien Xavier Noiret-Thomé à l'exposition « 20 eventi » parrainée alors par Guiseppe Penone.

Jérôme Combier est invité par le festival Why Note de Dijon, Tage für Neue Musik de Zurich, le festival d'Aix-en-Provence, le festival d'Adelburgh, le festival de Witten. Il écrit pour l'ensemble Recherche, et pour l'ensemble Intercontemporain dans le cadre du festival d'Automne à Paris. En collaboration avec Pierre Nouvel, il réalise l'installation Noir gris pour l'exposition Beckett organisé par le Centre Georges Pompidou. Sa musique est jouée au Louvre dans le cadre du cycle « Le Louvre invite Pierre Boulez ». En 2011, avec Pierre Nouvel et Bertrand Couderc, il adapte pour la scène le roman Austerlitz de W.G. Sebald, créé au Festival d’Aix-en-Provence. En 2012, il écrit l’opéra Terre et cendres avec Atiq Rahimi, commande de l'Opéra de Lyon.

La musique de Jérôme Combier est publiée aux Éditions Lemoine et aux Éditions Verlag Neue Musik (Berlin), elle est enregistrée par l'Ensemble Cairn aux Éditions Motus et Æon, et paraît aux Éditions Lemoine. Il obtient le prix Nouveau Talents de la Sacd. Il est enseignant en création sonore et musicale à l’Ecole Nationale Supérieure de Paris-Cergy.

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Philippe Leroux (
1959
,

France

), ...Ami...Chemin...Oser...Vie (
2010
-
2011
)
Philippe Leroux (
1959
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France

), ...Ami...Chemin...Oser...Vie (
2010
-
2011
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Philippe Leroux (
1959
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France

), ...Ami...Chemin...Oser...Vie (
2010
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2011
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Photo de Philippe Leroux
P. Raimbault

Philippe Leroux a composé une cinquantaine d’œuvres acousmatiques, vocales, de musique de chambre, pour orchestre symphonique et pour dispositifs électroniques, commandées par des institutions françaises et étrangères (ministère français de la Culture, Orchestre Philharmonique de Radio France, Radio SWR de Baden-Baden, Ircam, Ensemble intercontemporain, Ictus, 2e2m, INA-GRM, Fondation Koussevitsky…). Ses pièces sont données dans le cadre des plus grands festivals internationaux comme le Festival Présences de Radio France, Agora Musica, Roma-Europa, Manca, le Festival de Bath, de Donaueschingen, de Barcelone, Ultima à Oslo, Tempo à Berkeley, ainsi que par les orchestres symphoniques de la BBC à Londres et en Ecosse.

Philippe Leroux obtient de nombreux prix, publie plusieurs articles sur la musique contemporaine et donne des conférences ainsi que des cours de composition notamment à la Fondation Royaumont, à l’Ircam, dans les plus prestigieuses universités des Etats-Unis, et dans les Conservatoires Nationaux supérieurs de Musique de Paris et de Lyon. De 2001 à 2006, il enseigne la composition à l’Ircam dans le cadre du Cursus de composition et d’informatique musicale; en 2005 et 2006, il est également professeur de composition à l’Université McGill à Montréal dans le cadre de la Fondation Langlois. De 2007 à 2009, il est en résidence à l’Arsenal de Metz et à l’Orchestre National de Lorraine. En septembre 2009, il est nommé professeur de composition invité par l’Université de Montréal pour deux ans.
 

...Ami...Chemin...Oser...Vie

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Photo de Philippe Leroux
P. Raimbault

Philippe Leroux a composé une cinquantaine d’œuvres acousmatiques, vocales, de musique de chambre, pour orchestre symphonique et pour dispositifs électroniques, commandées par des institutions françaises et étrangères (ministère français de la Culture, Orchestre Philharmonique de Radio France, Radio SWR de Baden-Baden, Ircam, Ensemble intercontemporain, Ictus, 2e2m, INA-GRM, Fondation Koussevitsky…). Ses pièces sont données dans le cadre des plus grands festivals internationaux comme le Festival Présences de Radio France, Agora Musica, Roma-Europa, Manca, le Festival de Bath, de Donaueschingen, de Barcelone, Ultima à Oslo, Tempo à Berkeley, ainsi que par les orchestres symphoniques de la BBC à Londres et en Ecosse.

Philippe Leroux obtient de nombreux prix, publie plusieurs articles sur la musique contemporaine et donne des conférences ainsi que des cours de composition notamment à la Fondation Royaumont, à l’Ircam, dans les plus prestigieuses universités des Etats-Unis, et dans les Conservatoires Nationaux supérieurs de Musique de Paris et de Lyon. De 2001 à 2006, il enseigne la composition à l’Ircam dans le cadre du Cursus de composition et d’informatique musicale; en 2005 et 2006, il est également professeur de composition à l’Université McGill à Montréal dans le cadre de la Fondation Langlois. De 2007 à 2009, il est en résidence à l’Arsenal de Metz et à l’Orchestre National de Lorraine. En septembre 2009, il est nommé professeur de composition invité par l’Université de Montréal pour deux ans.
 

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Date et lieu

Jeudi
26
octobre 2017
0h00

Salle Pollack

Tarifs