Concert de la rentrée 2016
Marguerite Bourgeoys
Programme
Danemark
Danemark
Danemark
Body And Soul
Body and Soul
[2011]
Si l’on me pose les questions, je peux dire que chacun de nous a ses propres paramètres lorsqu’il s’agit d’évaluer le succès d’une œuvre. Et chaque œuvre est brillante pour ses propres raisons, de très différentes raisons et des raisons de différentes natures.
J’ai moi-même des opinions et des souhaits très souvent conflictuels. Je suis automatiquement (!) attiré par la musique de sévère et stricte nature, mais aussi par l’invisible, l’inattendu, le provocant et l’insouciant. Et un éclat de rire - un soulagement - est toujours le bienvenu.
Depuis les années 60 j’ai essayé de condenser le matériel musical autant que possible, de le rendre simple. La complexité naît de la rencontre de « choses » simples, le terme de « choses » indique ici que les motifs de la pièce peuvent être expérimentés comme des objets. Tel que Poul Nielsen le dit au sujet de ma pièce REPRISER de 1965, « il y a du son qui est son, et du son qui est expression » … et il y a une voix qui parle, et une voix qui demeure silencieuse.
Ma nouvelle pièce est intitulée « Body and Soul » parce que le premier mouvement, court, est très physique alors que le deuxième est plus calme et émouvant, avec peut-être une respiration qui coupe le souffle. On doit prendre comme point de départ que Don Juan, le maître des sens, était disposé de nature à ces deux aspects. Et que fait Don Juan ici ? La réponse sera donnée dans le deuxième mouvement, petit à petit.
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Body And Soul
Body and Soul
[2011]
Si l’on me pose les questions, je peux dire que chacun de nous a ses propres paramètres lorsqu’il s’agit d’évaluer le succès d’une œuvre. Et chaque œuvre est brillante pour ses propres raisons, de très différentes raisons et des raisons de différentes natures.
J’ai moi-même des opinions et des souhaits très souvent conflictuels. Je suis automatiquement (!) attiré par la musique de sévère et stricte nature, mais aussi par l’invisible, l’inattendu, le provocant et l’insouciant. Et un éclat de rire - un soulagement - est toujours le bienvenu.
Depuis les années 60 j’ai essayé de condenser le matériel musical autant que possible, de le rendre simple. La complexité naît de la rencontre de « choses » simples, le terme de « choses » indique ici que les motifs de la pièce peuvent être expérimentés comme des objets. Tel que Poul Nielsen le dit au sujet de ma pièce REPRISER de 1965, « il y a du son qui est son, et du son qui est expression » … et il y a une voix qui parle, et une voix qui demeure silencieuse.
Ma nouvelle pièce est intitulée « Body and Soul » parce que le premier mouvement, court, est très physique alors que le deuxième est plus calme et émouvant, avec peut-être une respiration qui coupe le souffle. On doit prendre comme point de départ que Don Juan, le maître des sens, était disposé de nature à ces deux aspects. Et que fait Don Juan ici ? La réponse sera donnée dans le deuxième mouvement, petit à petit.
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QC
Canada
QC
Canada
QC
Canada
In Memoriam Pierre Béluse
In Memoriam Pierre Béluse
[2016]
C’est le compositeur et théoricien mexicain Juan Carrillo (1875-1965) qui a conçu le projet de pianos équipés d’un clavier normal et accordés en tiers, quarts, cinquièmes, jusqu’aux seizièmes de tons. Construits par la maison Sauter (Spaichingen, Allemagne), ils furent présentés à l’Exposition Internationale de Bruxelles en 1958, avant d’être transmis de mains en mains jusqu’à celles de la pianiste Martine Joste. Cette dernière m’a introduit à cet instrument, que je me suis par la suite fourni grâce au Prix Serge Garant de la fondation Émile Nelligan en 2001.
Depuis ma première pièce composée en seizièmes de tons, Hommage à Carrillo (1996), j’ai composé une quinzaine d’œuvres incluant divers autres instruments. Il était normal que je finisse par écrire un concerto ! Le Nouvel Ensemble Moderne, qui m’a commandé cette œuvre, m’a donné cette possibilité.
Le piano en seizièmes de ton possède un clavier de huit octaves, ce qui, accordé de la sorte, donne une étendue d’exactement 96 notes sur une seule octave ! L’ensemble participe à la micro-tonalité de l’œuvre, ainsi, six instruments sont accordés au diapason normal et les sept autres un quart de ton plus bas.
J’étais assez avancé dans la composition lorsque j’ai appris la mort du percussionniste Pierre Béluse (1935-2015). Pierre était un grand, un grand musicien, un grand pédagogue et un grand ami. Nous avons collaboré à de nombreuses reprises, notamment dans l’ensemble de la SMCQ sous la direction de Serge Garant.
La partie de percussion a un rôle spécial de ponctuation entre les sections de l’œuvre. Chaque « ponctuation » n’utilise qu’un seul instrument, par exemple, une cymbale …
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In Memoriam Pierre Béluse
In Memoriam Pierre Béluse
[2016]
C’est le compositeur et théoricien mexicain Juan Carrillo (1875-1965) qui a conçu le projet de pianos équipés d’un clavier normal et accordés en tiers, quarts, cinquièmes, jusqu’aux seizièmes de tons. Construits par la maison Sauter (Spaichingen, Allemagne), ils furent présentés à l’Exposition Internationale de Bruxelles en 1958, avant d’être transmis de mains en mains jusqu’à celles de la pianiste Martine Joste. Cette dernière m’a introduit à cet instrument, que je me suis par la suite fourni grâce au Prix Serge Garant de la fondation Émile Nelligan en 2001.
Depuis ma première pièce composée en seizièmes de tons, Hommage à Carrillo (1996), j’ai composé une quinzaine d’œuvres incluant divers autres instruments. Il était normal que je finisse par écrire un concerto ! Le Nouvel Ensemble Moderne, qui m’a commandé cette œuvre, m’a donné cette possibilité.
Le piano en seizièmes de ton possède un clavier de huit octaves, ce qui, accordé de la sorte, donne une étendue d’exactement 96 notes sur une seule octave ! L’ensemble participe à la micro-tonalité de l’œuvre, ainsi, six instruments sont accordés au diapason normal et les sept autres un quart de ton plus bas.
J’étais assez avancé dans la composition lorsque j’ai appris la mort du percussionniste Pierre Béluse (1935-2015). Pierre était un grand, un grand musicien, un grand pédagogue et un grand ami. Nous avons collaboré à de nombreuses reprises, notamment dans l’ensemble de la SMCQ sous la direction de Serge Garant.
La partie de percussion a un rôle spécial de ponctuation entre les sections de l’œuvre. Chaque « ponctuation » n’utilise qu’un seul instrument, par exemple, une cymbale …
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États-Unis
États-Unis
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That Which Goes On
that which goes on
[2016]
Cette œuvre est une improvisation composition structurée. C’est une structure dans laquelle des actions musicales spécifiques sont indiquées sur une ligne temporelle et sont réalisées par les musiciens qui improvisent en utilisant les techniques performatives indiquées dans leurs partitions. Le violoniste soliste improvise en répondant aux impulsions tonales, timbrales et rythmiques de l’ensemble. Plusieurs étages d’activités, de densités et de structure interagissent pour tisser le tissu musical. A priori indépendantes, elles forment un tout au fur et à mesure que le flux et le flot du son de l’ensemble se coule et s’écoule.
Une telle musique invite l’auditeur à participer en concentrant son attention sur l’un ou l’autre des aspects et en s’immergeant pleinement dans l’expérience sonore. La musique, loin d’être un objet statique aux contours définis, devient ainsi un dynamique processus de découverte.
Cette composition est une commande du Nouvel Ensemble Moderne et a été écrite à son intention.
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That Which Goes On
that which goes on
[2016]
Cette œuvre est une improvisation composition structurée. C’est une structure dans laquelle des actions musicales spécifiques sont indiquées sur une ligne temporelle et sont réalisées par les musiciens qui improvisent en utilisant les techniques performatives indiquées dans leurs partitions. Le violoniste soliste improvise en répondant aux impulsions tonales, timbrales et rythmiques de l’ensemble. Plusieurs étages d’activités, de densités et de structure interagissent pour tisser le tissu musical. A priori indépendantes, elles forment un tout au fur et à mesure que le flux et le flot du son de l’ensemble se coule et s’écoule.
Une telle musique invite l’auditeur à participer en concentrant son attention sur l’un ou l’autre des aspects et en s’immergeant pleinement dans l’expérience sonore. La musique, loin d’être un objet statique aux contours définis, devient ainsi un dynamique processus de découverte.
Cette composition est une commande du Nouvel Ensemble Moderne et a été écrite à son intention.
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Royaume-Uni
Royaume-Uni
Royaume-Uni
At First Light
tournée uk
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At First Light
tournée uk