Concert 2 FORUM 2016
Salle Claude-Champagne
Program
United States
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Plumage
Plumage évoque la beauté et la brillance, l’exotisme, ou bien ce qui est mystérieux – les volées vibrantes d’oiseaux, la tradition extraordinaire des masques vénitiens… Cette euvre est habitée d’une créature ailée vraiment étrange. Son plumage est mouillé, sale, et emmêlé ; la beauté de Venise est oubliée. Sous le battement de ses ailes, la créature est effrayée. Son existence est aussi éphémère que sa crête et son plumage.
L’oeuvre débute par l’indication « à la limite du son ». Le domaine sonore est exploré de manière intermittente, avec hésitation. Un filet d’air extrêmement mince anime les instruments à vent, et les archets effleurent à peine les cordes. Les sonorités sont délicates et imprévisibles. Dans leur lute pour atteindre leur potentiel expressif, les instruments sont arrachés et dispersés au milieu de l’étendue glacée et bruitiste d’un timbre en constante évolution.
Finalement, nous sommes cette étrange et humble creature qui cherche à retrouver l’extraordinaire tradition perdue des masques vénitiens. Nos vies n’existent que dans nos mémoires. Nous existons parmi les ombres creuses. La vibration de notre expérience est condamnée à l’oubli.
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Plumage
Plumage évoque la beauté et la brillance, l’exotisme, ou bien ce qui est mystérieux – les volées vibrantes d’oiseaux, la tradition extraordinaire des masques vénitiens… Cette euvre est habitée d’une créature ailée vraiment étrange. Son plumage est mouillé, sale, et emmêlé ; la beauté de Venise est oubliée. Sous le battement de ses ailes, la créature est effrayée. Son existence est aussi éphémère que sa crête et son plumage.
L’oeuvre débute par l’indication « à la limite du son ». Le domaine sonore est exploré de manière intermittente, avec hésitation. Un filet d’air extrêmement mince anime les instruments à vent, et les archets effleurent à peine les cordes. Les sonorités sont délicates et imprévisibles. Dans leur lute pour atteindre leur potentiel expressif, les instruments sont arrachés et dispersés au milieu de l’étendue glacée et bruitiste d’un timbre en constante évolution.
Finalement, nous sommes cette étrange et humble creature qui cherche à retrouver l’extraordinaire tradition perdue des masques vénitiens. Nos vies n’existent que dans nos mémoires. Nous existons parmi les ombres creuses. La vibration de notre expérience est condamnée à l’oubli.
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Microvariations
Microvariations
En 1825, le chef d’orchestre anglais George Thomas Smart a voyagé à travers l’Europe en comparant son diapason LA = 423.5hz à l’accord de tous les ensembles musicaux qu’il pouvait trouver. Certains ensembles étaient parfaitement en harmonie avec son diapason, et d’autres, principalement autour de Vienne, utilisaient un diapason beaucoup plus haut, proche du désormais standard LA = 440hz. Microvariations est un rêve en forme de lecture rapide du voyage de George Thomas Smart, une abréviation transcontinentale et supersonique de son aventure. Des œuvres qu’il aurait peut-être entendues, y compris des symphonies et des sonates entières de cette époque, sont distillées à leur plus simple expression harmonique, à leur squelette structurel, et jouées à des vitesses fulgurantes. Microvariations débute de façon similaire à mon quatuor à cordes Many Many Cadences : des suites tonales d’accords prévisibles, recontextualisées à l’intérieur d’unités rapides dont la tonalité est constamment modifiée. Microvariations situe les cadences dans deux territoires différents, tels des villes situées à une distance d’un quart de ton l’une de l’autre, qui perdraient la clarté initiale de leurs frontières d’abord distinctes, puis gelées et floues.
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Microvariations
Microvariations
En 1825, le chef d’orchestre anglais George Thomas Smart a voyagé à travers l’Europe en comparant son diapason LA = 423.5hz à l’accord de tous les ensembles musicaux qu’il pouvait trouver. Certains ensembles étaient parfaitement en harmonie avec son diapason, et d’autres, principalement autour de Vienne, utilisaient un diapason beaucoup plus haut, proche du désormais standard LA = 440hz. Microvariations est un rêve en forme de lecture rapide du voyage de George Thomas Smart, une abréviation transcontinentale et supersonique de son aventure. Des œuvres qu’il aurait peut-être entendues, y compris des symphonies et des sonates entières de cette époque, sont distillées à leur plus simple expression harmonique, à leur squelette structurel, et jouées à des vitesses fulgurantes. Microvariations débute de façon similaire à mon quatuor à cordes Many Many Cadences : des suites tonales d’accords prévisibles, recontextualisées à l’intérieur d’unités rapides dont la tonalité est constamment modifiée. Microvariations situe les cadences dans deux territoires différents, tels des villes situées à une distance d’un quart de ton l’une de l’autre, qui perdraient la clarté initiale de leurs frontières d’abord distinctes, puis gelées et floues.
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Nodus
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Zach Sheets USA, 1991
Originaire du New Hampshire, Zach Sheets Zach est diplômé de l’Université Harvard et de la Eastman School of Music, dans l’état de New York, où ses professeurs ont été Robert Morris, Ricardo Zohn-Muldoon, Allan Schindler, et Chaya Czernowin.
Sa musique a été interprétée par l’Ensemble InterContemporain, le Talea Ensemble, le Callithumpian Consort, le Juventas New Music Ensemble, les Brattle Street Chamber Players, le Vermont Contemporary Music Ensemble, et plusieurs autres. Menant une carrière de flûtiste parallèlement à ses activités de compositeurs, Zach a lui-même créé certaines de ses œuvres pour flûte solo, dont That colors the stone au festival Spoleto, aux États-Unis. Zach vient de composer une nouvelle œuvre pour l’académie ManiFeste 2016 à l’IRCAM à Paris. Parmi ses projets à venir se trouvent une commande du Vermont Symphony Orchestra et une nouvelle œuvre pour le duo de saxophones Ogni Suono. Présentement flûte solo du Cape Cod Symphony Orchestra et flûtiste pour le [Switch~ Ensemble].
from cairn terrain est une pièce de 16 minutes, divisée en plusieurs grandes sections. Les transitions d’une section à l’autre sont tantôt soudaines, tantôt progressives. Lorsque le panorama musical évolue doucement, il est difficile de savoir quand le processus de transition a débuté.
Mon langage musical dans cette pièce, comme souvent dans mes œuvres, est influencé par un très vif souvenir de ma petite enfance : la sévère beauté d’un réveil sur un monde enneigé qui prend brusquement la place de la brillance des couleurs du feuillage au crépuscule d’automne. La beauté des silhouetes désolées de l’hiver possède un lustre très spécial.
Les panneaux qui composent cette œuvre sont assez larges, et je pense à eux comme un randonneur s’aventurant par-delà la cîme des arbres, là où le temps est empreint d’une qualité onirique : on erre dans ces divers terrains sans savoir comment on est arrivé là, peu importe où l’on se trouve. Seuls les cairns, petits amas de pierres laissés par les voyageurs nous précédant comme une trace, nous permettent de nous orienter dans ces vastes étendues.
From Cairn Terrain
from cairn terrain est une pièce de 16 minutes, divisée en plusieurs grandes sections.
Les transitions d’une section à l’autre sont tantôt soudaines, tantôt progressives. Lorsque le panorama musical évolue doucement, il est difficile de savoir quand le processus de transition a débuté.
Mon langage musical dans cette pièce, comme souvent dans mes œuvres, est influencé par un très vif souvenir de ma petite enfance : la sévère beauté d’un réveil sur un monde enneigé qui prend brusquement la place de la brillance des couleurs du feuillage au crépuscule d’automne. La beauté des silhouetes désolées de l’hiver possède un lustre très spécial.
Les panneaux qui composent cette œuvre sont assez larges, et je pense à eux comme un randonneur s’aventurant par-delà la cîme des arbres, là où le temps est empreint d’une qualité onirique : on erre dans ces divers terrains sans savoir comment on est arrivé là, peu importe où l’on se trouve. Seuls les cairns, petits amas de pierres laissés par les voyageurs nous précédant comme une trace, nous permettent de nous orienter dans ces vastes étendues.
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Zach Sheets USA, 1991
Originaire du New Hampshire, Zach Sheets Zach est diplômé de l’Université Harvard et de la Eastman School of Music, dans l’état de New York, où ses professeurs ont été Robert Morris, Ricardo Zohn-Muldoon, Allan Schindler, et Chaya Czernowin.
Sa musique a été interprétée par l’Ensemble InterContemporain, le Talea Ensemble, le Callithumpian Consort, le Juventas New Music Ensemble, les Brattle Street Chamber Players, le Vermont Contemporary Music Ensemble, et plusieurs autres. Menant une carrière de flûtiste parallèlement à ses activités de compositeurs, Zach a lui-même créé certaines de ses œuvres pour flûte solo, dont That colors the stone au festival Spoleto, aux États-Unis. Zach vient de composer une nouvelle œuvre pour l’académie ManiFeste 2016 à l’IRCAM à Paris. Parmi ses projets à venir se trouvent une commande du Vermont Symphony Orchestra et une nouvelle œuvre pour le duo de saxophones Ogni Suono. Présentement flûte solo du Cape Cod Symphony Orchestra et flûtiste pour le [Switch~ Ensemble].
from cairn terrain est une pièce de 16 minutes, divisée en plusieurs grandes sections. Les transitions d’une section à l’autre sont tantôt soudaines, tantôt progressives. Lorsque le panorama musical évolue doucement, il est difficile de savoir quand le processus de transition a débuté.
Mon langage musical dans cette pièce, comme souvent dans mes œuvres, est influencé par un très vif souvenir de ma petite enfance : la sévère beauté d’un réveil sur un monde enneigé qui prend brusquement la place de la brillance des couleurs du feuillage au crépuscule d’automne. La beauté des silhouetes désolées de l’hiver possède un lustre très spécial.
Les panneaux qui composent cette œuvre sont assez larges, et je pense à eux comme un randonneur s’aventurant par-delà la cîme des arbres, là où le temps est empreint d’une qualité onirique : on erre dans ces divers terrains sans savoir comment on est arrivé là, peu importe où l’on se trouve. Seuls les cairns, petits amas de pierres laissés par les voyageurs nous précédant comme une trace, nous permettent de nous orienter dans ces vastes étendues.
From Cairn Terrain
from cairn terrain est une pièce de 16 minutes, divisée en plusieurs grandes sections.
Les transitions d’une section à l’autre sont tantôt soudaines, tantôt progressives. Lorsque le panorama musical évolue doucement, il est difficile de savoir quand le processus de transition a débuté.
Mon langage musical dans cette pièce, comme souvent dans mes œuvres, est influencé par un très vif souvenir de ma petite enfance : la sévère beauté d’un réveil sur un monde enneigé qui prend brusquement la place de la brillance des couleurs du feuillage au crépuscule d’automne. La beauté des silhouetes désolées de l’hiver possède un lustre très spécial.
Les panneaux qui composent cette œuvre sont assez larges, et je pense à eux comme un randonneur s’aventurant par-delà la cîme des arbres, là où le temps est empreint d’une qualité onirique : on erre dans ces divers terrains sans savoir comment on est arrivé là, peu importe où l’on se trouve. Seuls les cairns, petits amas de pierres laissés par les voyageurs nous précédant comme une trace, nous permettent de nous orienter dans ces vastes étendues.
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Date and place
Salle Claude-Champagne
Université de Montréal
220 avenue Vincent-d'Indy
Montreal QC H2V 2T2
Canada