La Trahison orale

« Raconter c’est toujours trahir, constate Kagel… Chaque fois qu’on raconte une histoire, on en change au moins un détail. La tradition est trahie! Or, en musique la tradition est un concept avec lequel j’entretiens un rapport ambigu; j’y suis à la fois très attaché et j’en suis très détaché. La musique écrite sur le papier n’existe pas sans traduction acoustique. Et je suis bien d’accord que l’interprète doit toujours « trahir » légèrement le compositeur*. »

*La voix au-delà du chant : une fenêtre aux ombres. P. 132, Librairie Philosophique J. VBrin, 2006, Danielle Cohen-Levinas

La Trahison orale, une pièce de Mauricio Kagel, jouée par le NEM en 1993 et un état d’esprit qui m’habite aussi
-Normand Forget

Voilà les prémices du tout nouveau blogue du NEM, que vous trouverez directement ici sur notre site Internet. Cet espace recevra régulièrement les pensées et réflexions de notre directeur artistique Normand Forget qui vous transportera, au gré de ses humeurs, sur moult chemins de traverse.

Déjà, quelques textes en ligne !

Reste le vent… l’espace enfin!

La musique naît interprétée.

Silence : écoute le temps qui passe.

Nouvel Ensemble Moderne