Gilles Tremblay (Canada, 1932)
Né en 1932 à Arvida (Québec) Gilles Tremblay étudie de 1949 à 1954, le piano au conservatoire de Montréal avec G. Malépart et obtient son premier prix en 1953. Parallèlement, il travaille à la composition en privé avec C. Champagne. C’est pendant cette période qu’il rencontre Varèse à New York, visites qui le marqueront profondément. Il poursuit à Paris ses études de piano et d’écritures avec Y. Loriod et reçoit un premier prix au cours d’analyse d’O.Messiaen en 1957, accompagné d’une licence de contrepoint de l’École Normale de musique. Pendant son séjour en Europe, il rencontre plusieurs compositeurs : Stockhausen à Darmstadt, et en 1959 Amy, Boucourechliev, Ferrari, Mâche, Malec et Xénakis grâce à un stage effectué à l’ORTF sous la direction de P. Schaeffer. En 1960, une bourse lui permet de suivre des cours d’été de Boulez et de Pousseur à Darmstadt.
Pendant les années 60, Tremblay sera conférencier, animateur d’émissions ou enseignant, tout en s’affirmant compositeur. C’est à cette époque qu’il est nommé professeur d’analyse et de composition au Conservatoire de musique du Québec à Montréal.
Il obtient le prix Calixa-Lavallée en 1967 en sonorisant le pavillon du Québec à l’Expo 67. Une bourse du Conseil des Arts du Canada lui permet d’effectuer en 1972 un voyage d’études en Extrême-Orient. Gilles Tremblay fait partie de nombreux jurys de concours internationaux et voit ses œuvres jouées dans le monde entier. En 1992, il recevait le prix « Denise Pelletier », la plus haute distinction offerte par le Gouvernement du Québec dans le domaine des arts d’interprétation. Il a été nommé Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le Ministre français de la culture en 1993. La recherche est une des préoccupations primordiales et caractéristiques de l’œuvre de Tremblay. Définir quelques termes de ce compositeur permet de visualiser son monde musical; certaines parties d’une œuvre sont dites en « mobile » des notes encadrées déterminent les hauteurs dont dispose le musicien, qui est libre de choisir dans l’ordre dans lequel il jouera ces notes. Afin de structurer des laps de temps, Tremblay utilise la durée-souffle, la durée-résonnance et la durée-arco. Ces différentes formes de durées constituent des moments « d’élargissement » de la trame sonore.
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