L’orangeraie

Opéra sur l’enfance et la guerre

Le 12 février 2020 au Musée des beaux arts de Montréal, soutenez la création de l’opéra L’orangeraie lors de la Journée internationale contre l’utilisation des enfants soldats.


L’orangeraie

8, 9 et 10 octobre 2020
Monument-National, Montréal

Musique de Zad Moultaka
Livret de Larry Tremblay

Les musiciens du NEM, sous la direction de Lorraine Vaillancourt
Mise en scène de Pauline Vaillancourt
Scénographie de Dominique Blain


Nicholas Burns, contre-ténor
Geoffroy Salvas, baryton
Stéphanie Lessard, soprano
Jacques Arsenault, ténor
Artur Tanguay-Labrosse, ténor
Stéphanie Pothier, mezzo-soprano
Dion Mazerolle, baryton
Dominique Veilleux, baryton
Sébastien Ricard, comédien

Nancy Bussières, éclairages
Marianne Thériault, costumes
Catherine Béliveau, vidéo
Jacques-lee Pelletier, maquillages

Une coproduction de Chants Libres et du Nouvel Ensemble Moderne, en partenariat avec Hexagram-UQAM | Centre de recherche en arts médiatiques.


Synopsis

Amed et Aziz sont des jumeaux de neuf ans. Ils vivent avec leurs parents dans l’orangeraie que leur grand-père paternel a fait surgir du désert. Une nuit, un obus venant de l’autre côté de la montagne, tombe sur la maison des grands-parents et les tue.

Le père décide de désigner l’un de ses fils pour venger la mort de ses parents : “La vengeance est le nom de ton deuil”. Aziz souffrant d’une maladie mortelle, c’est Amed qui sera un enfant kamikaze, le premier ne pouvant être “sacrifié deux fois”. Tamara, la mère, s’oppose au choix de son mari – elle veut sauver l’un de ses enfants de la mort – et, à son insu, demande à Amed de prendre la place de son frère. L’échange a lieu. Après la mort de son jumeau, Amed est pris de remords et révèle la vérité à son père qui l’expulse de la maison.

Amed s’exile en Amérique où il est accueilli par Dalimah, la soeur de Tamara. Une dizaine d’années plus tard, Amed suit une formation d’acteur. Mikaël, son professeur, a écrit une pièce de théâtre pour ses étudiants. Il propose à Amed de jouer le rôle de Sony qui fait face à un mercenaire. Amed refuse de jouer ce rôle qui lui rappelle trop son passé douloureux, et se confie sur son histoire. Quittant la classe de jeu, il ne jouera pas dans la pièce. Mais le soir de la première, Amed surprend tout le monde en apparaissant sur scène à la fin du spectacle; il s’adresse au mercenaire. L’espace d’un instant, il est Sony, Aziz, Amed; il a vaincu les fantômes de son passé tragique. Il parle enfin de paix.


Zad Moultaka, compositeur

Né au Liban en 1967 dans le milieu du théâtre contemporain arabe, Zad Moultaka est compositeur et plasticien. Il débute le piano dès l’âge de cinq ans puis s’installe à Paris en 1984. Envisageant l’écriture comme un espace de questionnement, il abandonne en 1993 sa carrière internationale d’interprète pour se consacrer à la composition et la peinture. Formé à la rigueur de l’écriture musicale occidentale, Zad Moultaka est intrinsèquement lié à ses racines méditerranéennes et orientales, et aux musiques de tradition orale. Sa musique intègre les données fondamentales de l’écriture contemporaine occidentale – structures, tendances, familles et signes – aux caractères spécifiques de la musique orientale – monodie, hétérophonie, modalité, rythmes, vocalité – mémoire collective ancienne et modernité. Il écrit pour toutes les formations et les ensembles instrumentaux, avec un don avéré pour la voix, théâtre de ses multiples expérimentations sur le rapport à la langue, les timbres, l’énergie et les micro-intervalles.

Parallèlement, son activité de plasticien s’est développée et intensifiée à travers des expositions, installations dont Montée des ombres (2016), Nuit Blanche Paris; UM Souverains moteurs (2016), Vitry-Sur-Seine; ŠamaŠ (2017) pour le pavillon du Liban à la Biennale d’art de Venise; Murmures (2018), Centre Pompidou-Metz; Don’t Fall (2018), Dôme Oscar Niemeyer Tripoli-Liban; land escape (2019), Institut du monde arabe de Paris… Un même souci, une même exigence l’animent dans sa quête d’une expression contemporaine.  


En 2004, Zad Moultaka crée l’ensemble Mezwej, relevant d’une démarche, d’un état d’esprit d’expérimentation et de création à travers des recherches sur les différentes cultures musicales, la tension spécifique et le frottement entre écriture et oralité.

Larry Tremblay, librettiste

Larry Tremblay (1954) est écrivain, metteur en scène, acteur et spécialiste de kathakali. Il a publié une trentaine de livres comme auteur dramatique, poète, romancier et essayiste. Son œuvre a été traduite dans une vingtaine de langues. En 2005, l’opéra-comique A Chair in love, musique de John Metcalf et livret de Larry Tremblay, est créé au Pays de Galles dans une mise en scène de Keith Turnbull. En 2006, Larry Tremblay voit quatre de ses pièces présentées sur les scènes montréalaises dont La hache qu’il met en scène au Théâtre de Quat’Sous. Sa pièce The Dragonfly of Chicoutimi est recréée au Festival TransAmériques (FTA) en 2010 dans une mise en scène de Claude Poissant.

En 2011, Cantate de guerre (Prix SACD et Prix Michel-Tremblay 2012) ouvre la saison du Théâtre d’Aujourd’hui à Montréal dans une mise en scène de Martine Beaulne. En 2012, il publie Le Christ obèse, roman salué par la critique. En 2014-15-16, son roman L’orangeraie remporte une quinzaine de prix dont le Prix des libraires du Québec, le Prix des collégiens et le Prix des Lycéens Folio, et est traduit dans plus d’une vingtaine de langues. En 2015, Claude Poissant met en scène Grande Écoute (Théâtre PàP). En 2016, Larry Tremblay adapte au théâtre L’orangeraie que Claude Poissant met en scène au Théâtre Denise-Pelletier à Montréal et au Trident à Québec. Il publie un nouveau roman, L’impureté, et crée aussi deux nouvelles pièces : Le Joker, au Théâtre de Quat’Sous (mise en scène d’Éric Jean) et Le garçon au visage disparu, produit par Le Clou (mise en scène de Benoît Vermeulen).

En 2017, son roman graphique Même pas vrai, illustré par Guillaume Perreault, remporte le prestigieux Prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse. En 2018, sa pièce Marco bleu est créée par le Théâtre de l’œil, dans une mise en scène de Martine Beaulne. En 2019, il publie un sixième livre de poésie, L’œil soldat et un nouveau roman, Le deuxième mari. Larry Tremblay est professeur associé à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM où il a enseigné le jeu et l’écriture dramatique jusqu’en 2009.


L’orangeraie dans le temps

Oper’Actuel Works In Progress, mars 2019

16 et 17 mars 2019
Amphithéâtre du Gesù, Montréal
Oper’Actuel Works In Progress 2019
Premières idées musicales et amorce de création de l’opéra L’orangeraie, en présence de Zad Moultaka, compositeur
(sessions publiques)

10, 11 et 12 janvier 2020
Salle Serge-Garant de l’Université de Montréal et amphithéâtre du Gesù, Montréal
Premières lectures de l’oeuvre dans son intégralité en présence de Zad Moultaka, compositeur, et Larry Tremblay, librettiste

12 février 2020
Musée des beaux-arts de Montréal
Soirée-bénéfice au profit de L’orangeraie

7 octobre 2020
Monument-National, Montréal
Générale

8, 9 et 10 octobre 2020
Monument-National, Montréal
Première mondiale + 2 représentations

Nouvel Ensemble Moderne