KATIA MAKDISSI-WARREN (1970, Québec, Canada)

Née d’une mère libanaise et d’un père québécois, Katia Makdissi-Warren grandit dans la ville de Québec. Son enfance est bercée par la richesse des cultures de ses parents, parsemée de poésie, de musique, de théâtre, de chant et de traditions multiples.

Menée dès son plus jeune âge par une curiosité insatiable et une soif de découverte, elle apprend d’abord le piano puis entre au Conservatoire de musique de Québec en composition, études qu’elle poursuit à l’École supérieure de musique de Hambourg, en Allemagne. Dès le début de son parcours, le désir d’unir les musiques de l’Occident et du Moyen-Orient se fait sentir : des séjours au Conservatoire de Beyrouth ainsi qu’à l’Université de Kaslik au Liban, sous la direction du père Louis Hage de l’ordre maronite libanais, lui permettent de se familiariser avec les musiques arabes et syriaques. Parallèlement, elle participe à des stages de formation, entre autres, auprès des compositeurs Franco Donatoni, Manfred Stahnke et du compositeur de musique de film Ennio Morricone.

De retour au Québec – après plusieurs voyages qui lui font découvrir les sons et les musiques du monde et à la suite de cinq années d’études doctorales avec le compositeur Michel Longtin à l’Université de Montréal – la compositrice se bute à la réalité du milieu : aucun orchestre ne peut interpréter ce qu’elle a en tête. Elle fonde alors l’ensemble Oktoécho, constitué de musiciens, d’artistes, de danseurs et de chanteurs, pour lequel elle compose régulièrement en plus d’en assumer la direction artistique. L’ensemble se spécialise dans le métissage des musiques du monde.

Katia Makdissi-Warren, août 2019

En plus d’un corpus impressionnant de quelque 85 opus où la fusion des différentes traditions musicales transcende les frontières, Katia Makdissi-Warren signe de nombreuses trames sonores pour le théâtre, la danse, le cinéma, la télévision, et pour des expositions au Canada, en France, à Singapour, au Japon et aux Émirats Arabes – dont celle de l’exposition permanente du Burl-Khalifa de Dubaï, la plus haute tour du monde.

Notre InfoNEM dédié à la compositrice :
Une ouverture sur le monde et sa diversité : Katia Makdissi-Warren !

Sources éditées :
WYSOCKA, N. (2019), « Les quatre saisons de Katia Makdissi-Warren », La Presse, repéré à https://lp.ca/iisaCk (consulté en octobre 2019).
SMCQ (2019), « Katia Makdissi-Warren, au-delà du son », Savoir. Média, repéré à https://savoir.media/ (consulté en octobre 2019).
CHÉNARD, M. (2019), « SMCQ, série hommage à Katia Makdissi-Warren: La “mise en sons” », La Scena Musicale, repéré à https://myscena.org/ (consulté en octobre 2019).

Photos : © NEM 2019-2020


PLB (2005)
pour contrebasse solo

Le titre PLB désigne simplement l’abréviation de « pour la basse ». Ce titre reflète mon intention d’écrire une musique idiomatique à cet instrument.

PLB présente d’abord une introduction dont les éléments rythmiques seront repris à la fin du morceau. Par la suite, la structure et la forme de cette pièce s’inspirent davantage du taqasim, forme d’improvisation arabe. Régi par un mode déterminé, le taqasim présente successivement chacun des degrés de manière très lente. Cette lecture nous apporte une autre vision du temps. D’ailleurs, le mot taqasim signifie division du temps.

Katia Makdissi-Warren


QUI POURRA MONTER À LA MONTAGNE DE L’ÉTERNEL? (création, 2019)
pour 15 instruments

Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel? est inspiré par Hildegarde von Bingen, figure visionnaire du Moyen- âge. Les connaissances approfondies en sciences et en art ainsi que la spiritualité de cette grande mystique sont une grande inspiration au niveau musical pour moi.
La composition Qui pourra monter à la montagne de l’Éternel? est la suite d’une œuvre écrite pour musique de chambre qui s’intitule Ô Virtus, dont le titre est également tiré de la poésie de Hildegard von Bingen.

Je me suis inspirée d’abord de ses écrits sur la musique qu’elle décrit comme « Le miroir de l’harmonie des sphères célestes et des chœurs angéliques » puis de son grand désir de simplicité. J’ai voulu transposer ces deux éléments par des moments musicaux épurés combinés à des « grappes sonores » servant de résonance musicale qui, dans la conception de Hildegard von Bingen, contribue à la thérapie du corps et de l’âme.

Katia Makdissi-Warren


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