De retour de Toulouse

Photo©  Noémie Le Lay-Mérillon

Ce qu’il y a de bien avec les voyages, c’est qu’ils nous permettent de voir la vie, la nôtre, avec des perspectives différentes. Les voyages nous changent, les rencontres nous changent.

La musique nous change.

Parfois c’est juste un petit peu, comme une brise légère un soir d’août après une journée chaude, on frissonne, la petite laine est bienvenue, on va près du feu, ce qu’on est bien. À d’autres occasions, la musique nous heurte, nous agresse, nous émeut, nous réconforte, nous laisse indifférents ou bien, à son tour, elle nous fait voyager, nous fait découvrir des univers qu’on ne pourrait imaginer, nous apporte des sensations nouvelles, inattendues.

Ce voyage à Toulouse est né d’une rencontre fortuite avec la musique de Bertrand Dubedout.

Lorraine qui rencontre Bertrand.
Une partition offerte.
Une commande qui n’aboutit pas, ça arrive parfois.
Une place dans le concert qui se libère.
Tiens, on a une partition.
Bang, c’est le choc.

Des notes, beaucoup de notes, un discours à défendre, des gestes très physiques, et vlan : l’aventure est terminée. Que vient-il de se passer? On reste ébahi, ne sachant trop que faire; quel est le prochain concert déjà?

Et là : dring dring, un appel de Toulouse, c’est Bertrand encore sous le choc de sa pièce jouée par nous qui, avec un enthousiasme contagieux, nous offre de nous écrire un concerto pour piano dans l’instrumentarium du NEM qu’on pourrait bien aller créer chez lui. Hop hop hop, les neurones se mettent en branle, la musique nous appelle : proposition, partenariat, financement, rayonnement, mais surtout le bonheur de se retrouver ensemble et de faire ce que l’on aime le plus : de la musique.

Nous vous offrirons donc le 15 novembre prochain, des souvenirs musicaux de ce voyage à Toulouse.

À bientôt, 

Normand Forget
directeur artistique